La solution de l’énigme: Christophe invente le Sapeur Camember

Le sapeur Camember

Georges Colomb, dit Christophe est né à Lure (Haute-Saône), le 25 mai 1856

Eh oui! Lure, la ville où résident nos chers amis du blog Posuto . Trop de proximité aveugle, évidemment. Et c’est l’imbattable Jeandler qui a illico resolu l’énigme. (Non, non, ne vous déclarez pas hors concours la prochaine fois!).

En tout cas, merci à tous d’avoir participé. Tous les lève-tard, ceux qui font le marché du samedi, vont au taïchi, cultivent leur jardin…Bruno, Nathalie, Marilène….
« Christophe est l’un des précurseurs de la bande dessinée en France.

Christophe est surtout connu pour être l’auteur d’histoires illustrées parues en feuilleton à la fin du XIX°siècle. Très fin observateur de la société, inspiré par les images d’Épinal, il est le créateur de personnages comme le savant Cosinus, Le Sapeur Camember, La Famille Fenouillard et les lutins Plick et Plock.
Le texte de ses œuvres se caractérise par un vocabulaire extrêmement recherché, et, par ailleurs, riche en allusions culturelles, littéraires, historiques et géographiques autant que scientifiques. Le calembour subtil y a aussi ses droits au service d’un humour parfois loufoque comme dans « Les malices de Plick et Plock », parfois satirique (La famille Fenouillard), ironique mais toujours tendre.
La notoriété de ses planches ne doit pas faire oublier qu’il a participé pleinement à la vie de son époque. Ami de Jean Jaurès, de Baudrillard et de Tristan Bernard, il fut également botaniste de renom et pédagogue moraliste. Il a donné également des cours particuliers aux enfants Dreyfus à l’époque de l’affaire. »

(cf. Wikipedia).

On ne pense pas à tout…

emprunté à http://perso.orange.fr/jean-luc.bregeon/Page%200-16.htm

Dans le libellé de l’énigme, chacun aura compris que le nom emprunté à une spécialité normande, n’était pas le cidre, mais bien le camembert.

Quant à la haute gourmandise lyonnaise précédant le nom de héros, il s’agissait bien sûr du célèbre « tablier de sapeur »: Le tablier de sapeur est un rectangle de gras-double, qui a mariné dans du vin blanc et qui est ensuite pané et frit, servi avec une sauce gribiche. spécialité typiquement lyonnaise, le tablier de sapeur est à lui seul, un symbole vivace de la gastronomie rhodanienne.(Merci Wikipedia).

Pour la petite histoire, la dénomination de « Tablier de Sapeur » aurait été donnée à ce plat (de tripes) par le Maréchal de Castellane du régiment des Sapeurs (d’où le nom) qui est intervenu lors de la seconde insurrection des Canuts en 1834.

Et un sapeur, comme chacun le sait, est un soldat du génie militaire!!!

La solution de l’énigme: Apollinaire invente le mot surréalisme

Bravo à Bruno qui a trouvé le nom du poète.

Bravo aussi à Jeandler pour son intuition de départ, à cow boy pour l’imagination et à Posuto pour la remise en ordre. Bravo à tous. Que ferais-je sans vous?….

Tout d’abord, un site très clair qui donne la définition du surréalisme par Breton et permet de se remémorer son histoire.

Appolinaire et l’absence de ponctuation:

Il est attesté qu’Apollinaire (1880-1918) a réaménagé son recueil « Alcool«  , plaçant « Zone » avec la modenité de ses thèmes et son absence de ponctuation, au début de l’ouvrage. Et ceci après avoir entendu une lecture par Blaise Cendrars lui-même, de sa future publication : « La prose du Tanssibérien et de la petite Jehanne de France »!

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De plus, bénéficiant de réseaux de publication plus importants que Cendrars, il est parvenu à publier « Alcools » peu avant « La Prose du Transsibérien », ce qui fait du texte d’Apollinaire, une sorte de manifeste de l’écriture contemporaine.

Apollinaire inventeur du nom surréalisme:

Connu du grand public grâce au « Pont Mirabeau », « Il écrit également des nouvelles et des romans érotiques (« Les onze mille vierges »( 1907). Il pratique le calligramme qui est également un terme de son invention. Il est le chantre de toutes les avant-gardes artistiques « les Peintres cubistes » (1913), le poète d’« Alcool » (1913 ) et de « Calligrammes » (1918) ou le théoricien de « l’Esprit nouveau et les poètes » (1917), un précurseur du surréalisme (« Les mammelles de Tirésias » (1917), dont il a forgé le nom.

(D’après Wikipedia) qui pouvait aider à trouver la solution de l’énigme. Mais il y avait bien d’autres sites à parcourir à partir d’un questionnement sur l’invention du mot surréalisme.

Alcools

ZONE

À la fin tu es las de ce monde ancien

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin

Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine

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Ici même les automobiles ont l’air d’être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation
Seul en Europe tu n’es pas antique ô Christianisme
L’Européen le plus moderne c’est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D’entrer dans une église et de t’y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d’aventures policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers
J’ai vu ce matin une jolie rue dont j’ai oublié le nom
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent

 

Ecriture aux champs

Bien sûr, il sera difficile pour certains d’être présents à l’atelier d’écriture de Denezières, petit village du Jura de 80 habitants. Mais il sera possible de parcourir la chronique de son déroulement entre juin et juillet 2007 en consultant ce blog.

D’ores et déjà, le thème sous-jacent proposé est celui de l’empreinte.

Vous êtes tous invités, où que vous soyez, à inscrire votre propre empreinte à partir de ce blog, « Ecritures du monde », au moment où vous le souhaiterez.

Voici l’affichette annonçant l’ouverture de l’atelier:

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Coïncidences: Katherine Mansfield et Claude Braillard

Claude est en train de lire une nouvelle de Katherine Mansfield où il est question d’une araignée. Au même moment, en voici une, tombant, légère, à côté d’elle. Toujours entre hain-teny malgache et haïku japonais, Claude en tisse un poème de l’instant.

 

SOMMEIL D’ENFANTS

(En pensant à K. Mansfield et à Thomas G.)

 

Le prunier sous la tempête

A perdu la tête,

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L’araignée avec son ombrelle

S’est laissée choir sur mon oreiller

Elle voulait lire une nouvelle,

La sirène s’étouffait

Dans le silence de son palais.

Les enfants sont au lit,

Leurs songes sont ma seule vie.

 

Claude Braillard

11 Avril 2006