Bien avant Erasmus,
ce très célèbre poète
fut étudiant en droit
dans cette ville
où il escalada la tour de la cathédrale
et tomba….
amoureux d’une belle!
Quelle est la ville?
Qui est le poète?
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Bravo à Pianoforte pour avoir trouvé immédiatement, suivi dans la minute par Motpassant , puis par Posuto .
La ville est Crémone
Le compositeur de la « fable en musique » sur Orphée est Monteverdi
L’artisan inspiré est Stradivarius
L’instrument est bien sûr le violon.
Comme toujours, c’est le texte qui conduit la recherche sur internet.
-1- En cliquant sur « la ville dont le saint patron est un homme bon » vous tombez sur un site sur l’origine et l’étymologie des noms: wwww.e-prenom.com
où vous pouvez lire : HOMMEBON (Saint), Homobonus, marchand dans la ville de Crémone, dont il est le patron, au douzième siècle, honoré le 13 novembre.
Le nom de homo bonus (homme bon) qu’il reçut au baptême semblait présager ce qu’il serait un jour. Il fit en effet le plus noble usage des biens qu’il avait amassés dans le commerce, en les consacrant à soulager les pauvres, à secourir les malheureux. Sa charité ne se bornait pas là. Par ses exhortations, par l’exemple de ses vertus, il ramenait à Dieu les pécheurs égarés. Il vécut et mourut saintement.
Vous avez trouvé la ville!
-2- En cliquant Orphée Wikipedia, vous trouvez:
Le mythe d’Orphée a inspiré beaucoup d’artistes, entre autres :
Vous connaissez donc le nom du compositeur de cette fable en musique :
Monteverdi (1567-1643)
-3- En cliquant enfin sur ravanastron wikipedia, vous découvrez que » le ravanastron est
considéré comme l’ancêtre le plus primitif du violon. Selon la légende, il aurait été inventé en 5 000 avant notre ère par Ravana, roi de Ceylan. »
Bien entendu, et vous l’aviez deviné depuis déjà un moment, le célèbre luthier de Crémone ayant sublimé le violon est
Stradivarius (1644-1737)
« Andrea Amati ( 1505 – 1577 ) doit être considéré comme le premier vrai maître luthier, chef de file d’une technique de construction, qui va de la planification du projet, au choix des matériaux, jusqu’au vernissage pour donner naissance à un instrument prodigieux par ses exceptionnelles capacités sonores. La renommée du luthier crémonais, grandissante jour après jour, arrivera jusqu’à la cour de France et Charles XI lui commissionnera 24 instruments. Au fil des ans, la renommée de la lutherie crémonaise continuera à s’affirmer et Nicolò Amati (1586 – 1684 ), petit-fils d’Andrea, dominera la scène du XVII siècle musical avec des instruments devenus célèbres par l’excellence du son, l’harmonie de la forme et la splendeur du vernis. Il sera le maître du célèbre luthier Antonio Stradivari (Stradivarius. ) qui, lui, donnera au violon ses titres de noblesse »
extrait du très beau site www.le-violon.net , que vous atteignez facilement en recherchant « violon Crémone ».
Voilà. Cher lecteur, si vous passez par l’Italie,
ne manquez pas d’emprunter le chemin vous menant à Crémone, cité laborieuse et rurale, posée là, sur les bords du Pô, bien à plat sur cette plaine longue, brumeuse et monotone. Mystère de l’incomparable beauté de la ville, lieu où poésie, musique, peinture et connaissance du nombre d’or ont opéré une alchimie de l’esprit dont aucune approche savante n’a pu encore rendre tout-à-fait compte.
C.S.
Ils sont nés dans cette belle ville
où le saint patron est un homme bon.
Mais n’ont pas pu se rencontrer.
L’un, composa une fable en musique sur Orphée
L’autre a gardé le secret
du ravanastron sublimé.

Quelle est la ville évoquée?
Qui donc a écrit cet Orphée musical ?
Qui est l’artisan de ce ravanastron sublimé ?
C’est Posuto qui a découvert l’énigme. Très sincères félicitations.
-1-Le pays où se pratique « le retournement des morts » est:
Madagascar.
-2-L’homme de lettres qui a fait connaître les poèmes traditionnels malgaches, (hain teny),est:
Jean Paulhan

Laurence Brisset La NRF de Paulhan
Gallimard 2003 / 28.50 €/ 457 pages
ISBN : 2-07-070767-1
Comment pouviez-vous trouver? toujours en partant du texte de l’énigme.
-1-Si vous cliquiez sur « ancêtre retourne, »vous tombiez immédiatement sur:
Culture Madagascar.
http://fr.voyage.yahoo.com/p-guide_voyage-595000-madagascar_culture-i
où vous pouviez lire:
« La coutume du famadihana (retournement des morts) ou « deuxième enterrement », a pour but d’apaiser, consulter et vénérer les défunts. Le rituel commence par l’exhumation du corps, qui est ensuite lavé et enveloppé dans un nouveau linceul. Les membres de la famille défilent ensuite devant le linceul pour l’embrasser, lui parler, lui chanter une chanson ou même danser avec lui. Pour finir, l’ancêtre retourne à sa dernière demeure, souvent avec des cadeaux.
video d’une cérémonie de retournement des morts
-2- Si vous cliquiez ensuite sur « homme de lettres Madagascar », vous tombiez sur
« wanadoo madagascar » et vous pouviez lire immédiatement:
Littérature et exposition : Jean PAULHAN et Madagascar
En décembre 1907, arrive à Tananarive Jean Paulhan, venu prendre son poste de professeur de lettres au nouveau Collège pour garçons européens (actuel lycée d’Andohalo).Il quitte la Grande Ile en 1910.
Il deviendra par la suite l’éminence grise du monde des lettres françaises, en tant que directeur de la Nouvelle Revue Française.(NRF).
Par ses écrits et sa traduction des hain-teny, il a permis au milieu intellectuel français de mieux connaître Madagascar.
Voici un exemple de hain-teny:
Que gronde l’orage au Mont des- Immortels
Au Pays-des-Enfants fleurit l’orchidée
Eclatent les pleurs de Jeune-Tourterelle
Eclatent les rires de Ne-craint-le-retour
Ne soit pour le deuil aucun juste retour
Mais soit pour l’amour la justice accordée.
(Trad. : Bakoly Domenichini-Ramiaramanana).
Pour un complément d’information sur la littérature malgache, consulter « Ethiopiques »:
http://www.refer.sn/ethiopiques/article.php3?id_article=923&artsuite=1
Mais nous reparlerons des Hain-teny dans deux ou trois semaines.
A bientôt.
D’ici-là, soyez au rendez-vous mardi pour lire une très jolie petite nouvelle
La transparence impossible
par Marie-France Friang-Cardelli
La forteresse éclairée est la ville de Lyon
Le géant est Pantagruel,
(vous pouviez dire aussi Gargantua.)
Son créateur est bien sûr Rabelais.
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Bravo à Marilène, à Motpassant et à Posuto pour avoir décrypté si vite le nom de la ville et presque résolu l’énigme dans sa totalité.
Comment trouver ?
– 1- Si vous cliquiez sur le curieux mot de métier bistanclaque, vous trouviez imédiatement:
Le bistanclaque ou encore bistanclaque-pan est une onomatopée du parler lyonnais. Il désigne le métier à tisser (souvent un métier Jacquard) des ouvriers Canuts (quartier de la Croix-Rousse ) d’après le bruit qu’il produit en fonctionnant.
Le mot Canut pourrait également venir de la canette (dévidoir à fil, en bois à bout ferré, qui navigue sur le métier en sonnant « bistanclaque-pan »).
Ce mot vous conduit donc directement à Lyon.
-2- Si vous cliquiez encore sur la non moins curieuse expression de l’industrie des Dents Noires, vous vous retrouverez très vite sur le site de la ville de Lyon:
La ville est par excellence celle de l’industrie des DENTS NOIRES. Par ce terme on veut désigner métaphoriquement les lettres de plomb (« casse »), qu’on utilise sur les presses du type Gutenberg. On peut encore en voir, retrouvées au fond de la Saône, exposées au Musée de l’Imprimerie de la Ville de Lyon
Les ateliers se situent principalement Rue MERCIERE, et sur le quai de Saône. Les éditeurs s’appellent Sébastien GRYPHE, François JUSTE, Claude NOURRY, Jacques MODERNE qui fut un éditeur important pour la musique de cette époque…On peut citer aussi Jean de TOURNES. Pierre BAILLY y publie une bible dite “ des simples gens, ou des pauvres” en 1521. Symphorien CHAMPIER fait publier “ La vie du preux chevalier Bayard” (1525) qui est un véritable succès de librairie.
François RABELAIS n’aura pas à aller très loin pour se faire éditer. De l’Hotel Dieu où il officie comme médecin jusqu’à la Rue Mercière, il n’y a que trois cents mètres.
Le bistanclaque, les Dents Noires, vous donnent donc l’intuition que la dite forteresse peut se trouver à Lyon (métier des canuts, imprimerie).
-3- Si vous cliquez sur Lyon pour vérifier à présent la notion de « forteresse éclairée », vous pourrez lire sur Wikipedia, par exemple:
Lugdunum était le nom romain de Lyon. Le site choisi est l’actuelle colline de Fourvière (Forum Vetus) — Lugdunum signifiant d’ailleurs « la colline de Lug » —, vraisemblablement sur l’emplacement d’un ancien camp militaire, une forteresse qui servait de base d’expédition lors de la guerre des Gaules.
Selon la légende, l’appellation de Lugdunum dérive du nom de Lug, dieu suprême de la mythologie celtique, auquel un autel aurait été consacré sur l’actuelle colline de Fourvière, et du mot dun ( » forteresse « ou » colline « ). Une théorie sur le nom de la ville avance que le mot lug pourrait avoir le même sens que le mot latin lux (lumière). Le nom de la ville signifierait ainsi « Colline éclairée ». Lug étant une divinité solaire et de la lumière…
-4- Enfin, Rabelais vous était soufflé par les fameuses Dents Noires. Le géant qu’il a créé est dès lors facile à trouver.
J’ai choisi Pantagruel parce qu’il est édité en 1532, avant Gargantua( 1534), bien qu’il soit son fils. Titre exact de l’ouvrage:
Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua.
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En cette forteresse éclairée,
où, plus tard,
résonnera le métier bistanclaque,
naquit de l’industrie des Dents Noires
un très célèbre géant.

Quelle est cette forteresse?
De quel géant s’agit-il?
Et qui donc l’a créé?