La solution: « Paradis perdu » de Milton

Jeandler est toujours imbattable, c’est sûr,  et  d’une année sur l’autre! Mais Olivier, Dominique Hasselmann, JEA, Myriam , Alain L. et tous les visiteurs, qu’ils soient anonymes, ou discrets, permettent à ce petit clin d’oeil littéraire d’exister. Un grand merci et bonne année à tous.

Le Paradis perdu (Paradise Lost en anglais) est, comme chacun sait, ou ne le sait pas,  un poème épique publié par John Milton en 1667. Composé au départ de dix parties en vers non rimés, il sera réimprimé en 1674  en douze parties afin de rappeler le plan de l’Énéide de Virgile .

Le poème rappelle l’origine de l’homme au sein du paradis originel et évoque la tentation d’Adam et Eve par Satan provoquant leur expulsion du jardin d’Éden. Ce texte a été traduit en français par Chateaubriand, lors de son exil en Angleterre.

(merci Wikipedia)

Atteint d’une maladie oculaire dégénérative, Milton est aveugle lorsqu’il écrit son « Paradis perdu ». Sa fille transcrit les vers qu’il garde en mémoire avant de les lui dicter.

Après la mort de ce poète engagé, son oeuvre eut une influence considérable  jusqu’à la période moderne. Les romantiques l’ont vénérée, par exemple, et l’enrichissement de la langue anglaise lui doit beaucoup. En effet, comme Rabelais ou les poètes de la Pléiade en France, Milton a forgé de nombreux mots : le Paradis perdu est truffé de néologismes comme dreary, pandæmonium, acclaim, rebuff, self-esteem, unaided, impassive, enslaved, jubilant, serried, solaced, satanic. (Tant mieux pour l’anglais!) Enfin, les écrits républicains de Milton, en particulier l’Areopagitica, ont été consultés pendant l’élaboration de la constitution des Etats-Unis d’Amérique.

 

 

La solution: « La terre des mensonges » de Anne B. Ragde

Voilà un livre à lire sans plus attendre (la période s’y prête, grâce à la stupéfiante description des préparatifs de Noël à Copenhague et également dans la campagne norvégienne), tranquillement assis au coin du feu ou entre la poire et la bûche, tandis que les réveillons s’éternisent..

Ne bouder ni son plaisir, ni son intérêt pour la lente approche de secrets familiaux dont on se félicite qu’ils ne nous appartiennent pas. Au fond, tout est vraiment léger autour de nous!

Art consommé de l’hyper-réalisme littéraire, exotisme nordique, construction maîtrisée d’une intrigue universelle, tout concourt à garder le lecteur en état de vigilance maximum.

Le fait est plutôt rare pour qu’il soit signalé.

l’énigme du samedi: Noël, secrets et mensonges

C’est Noël,

mais ce n’est pas une naissance

qu’on célèbre en ce lieu.

Le souffle animal,

comme toujours,

réchauffe les humains.

Mais il ne s’agit ni de boeuf ni d’âne gris….

Trois frères que tout sépare

se retrouvent autour d’un lourd,

très lourd secret.

C’est Noël…

Quel est donc ce roman à succès

évoqué aujourd’hui?

Et qui l’a écrit?

Image empruntée à ce site

 

La solution: « L’homme au sable » d’Hoffmann

Que se passe-t-il donc juste avant de nous endormir?

Tout simplement, le passage de cet « ‘homme au sable », comme l’appelle Hoffmann,

dans sa nouvelle fantastique de  parue en 1817 dans le recueil des Contes nocturnes.

Dessin d’Hoffmann pour  » l’Homme au sable »

Chacun sait, n’est-ce pas,  que le sable, en piquant nos yeux, les oblige à se fermer, chassant de ce fait les insomnies. Alors s’ouvre le monde du rêve, pas rassurant pour autant.

C’est donc ce que livre  Hoffmann né en 1776 à Königsberg, en Prusse-Orientale,  mort le en 1822 à Berlin (à l’âge de 46 ans). Ecrivain romantique, compositeur, il était également dessinateur tandis qu’il exerçait le métier de juriste.

Freud a décrit son concept de l’inquiétante étrangeté (unheimlich, ouvrage éponyme publié en 1919) en s’appuyant, parmi d’autres œuvres, sur le fantastique de L’Homme au sable. Ce conte symbolise, selon lui, à travers les fantasmes de démembrement et d’énucléation, l’angoisse de castration de l’enfant

En 1870, Léo Delibes écrit une transposition de L’Homme au sable sous la forme d’un ballet, Coppélia ou la Fille aux yeux d’émail, créé le 25 mai à l’Opéra de Paris. En 1881, Jacques Offenbach compose les Contes d’Hoffmann

De la même façon, l’influence d’Hoffmann se retrouve en littérature, et de Walter Scott à Balzac jusqu’à Théophile Gautier, Nerval, en passant par Maïakovski et Pouchkine, nombre d’écrivains ont été fascinés par le réalisme fantastique orchestré par Hoffmann, maître incontesté d’un genre au succès jamais démenti.

La solution: « La montagne magique » de Thomas Mann

Alain L a eu raison de penser à ce best seller d’hier(1924) que fut « La montagne magique » de Thomas Mann. (1875-1955).

Et pour une fois, l’illustration de l’énigme ne servait pas à égarer le passant. Davos! Lieu illustre s’il en est, où les doctes économistes construisent et déconstruisent la planète à l’aune de leur raison. Merci Dominique Hasselmann pour le renvoi à ce titre:

En d’autres temps tout aussi troublés, Davos était célèbre… pour son sanatorium! Inoubliable refuge aux fortunés de l’époque atteints de la démocratique tuberculose, le sommet couronné d’air pur accueillaient les idées frottées les unes aux autres de toute une époque en train de se précipiter dans un vide vertigineux.   Montagne magique où se croisent les vanités du monde, le livre de Thomas Mann vaut bien le détour d’une relecture afin d’en déceler l’ironie profonde et la caricature de notre propre comédie humaine.

L’énigme du samedi: sur fond de déliquescence européenne

Sur fond de déliquescence européenne,

la maladie, la mort, la confrontation des idées,  raison des uns,

contre mysticisme des autres,

considération sur l’art, l’argent, les relations humaines:

Voici donc, au dessus des miasmes de nos vallées ordinaires

un autre monde ironique et magique,

qui porta son auteur au sommet de la gloire.

Quel est l’ouvrage évoqué aujourd’hui

et quel est son auteur?