
Eh non, comme on s’en doute, nous ne sommes pas dans un de ces salons littéraires qu’évoque le tableau de Jean François de Troy (vers 1728) représentant une lecture de Molière, mais bien au salon du livre de Paris , saison 2008 !
Ici, le showbiz bat son plein!
Et quelquefois la fête tourne les têtes et nous détourne de nos pesants quotidiens. Très bien. Mais les paillettes ne sont pas pour tout le monde.

Vous aimez les livres jusqu’à vouloir entrer dans les coulisses de leur mise au monde. Ici, vous n’aurez que la vitrine, leur étalage, et bien sûr, en prime, le show des vedettes, l’adulation parfois justifiée des icônes .
Cette année, j’ai boycotté, non pas seulement parce qu ‘il y a provocation à forcer les polémiques autour d’une plaie ouverte en ce Proche-Orient particulièrement à la une de l‘actualité brutale , mais parce que trop cher pour moi. Trop cher pour mon petit et combien courageux éditeur (Aréopage ) de Lons-le-Saunier. Aïe! Le prix du m2! Trop cher d’ailleurs pour l’ensemble des éditeurs de Franche-Comté qui exposaient ensemble autrefois.
Il est évident que les écrivains d’Israël , comme ceux de Palestine ou des diasporas devraient avoir bien d’autres tribunes que celles de cette foire aux puissants où ils sont pris en otage. La triste évacuation des lieux suite à une alerte à la bombe (relatée ici dans la chronique de Pierre Assouline) était bien sûr prévisible.
Reste qu’on reste sur sa faim, faim de livres, faim de mots, d’écriture, loin du culte de ces artisans du livre que sont les écrivains transformés en déités tutoyant un Claude François en livrée pailletée dans un au-delà inondé de lumière.










