Relire peut-être
un roman un peu délaissé

en espérant bien
en ces temps de catastrophes annoncées
qu’il n’est pas prémonitoire.
Son auteur incarna un genre
que Jules Verne avait inauguré.
De quel roman s’agit-il?
Et, bien sûr, qui l’a écrit?
Relire peut-être
un roman un peu délaissé

en espérant bien
en ces temps de catastrophes annoncées
qu’il n’est pas prémonitoire.
Son auteur incarna un genre
que Jules Verne avait inauguré.
De quel roman s’agit-il?
Et, bien sûr, qui l’a écrit?
Elle a un drôle de nom qu’elle a choisi elle-même. Banana ! Il fallait y penser.
Fille d’un critique littéraire, elle est née dans l’archipel nippon (le mot archipel pouvait vous évoquer le Japon, n’est-ce pas?), en 1964. Elle aurait dû s’appeler Maiko Yoshimoto et s’est fait connaître grâce à son roman Kitchen (1988, publié en France en 1994). Il s’est vendu à plus de 2,5 millions d’exemplaires au Japon!
Dans ce récit, le lecteur subit un étrange envoutement en suivant le lent cheminement d’une héroïne anéantie par décès de sa grand-mère… Il faut lire cette écriture tranquille et curieusement apaisante au coeur d’un quotidien souvent dérangeant.

Un nom à goût de fruit
pour aborder la vie, la mort
en si grande simplicité

dans cet archipel lointain
ou chez nous, bien sûr.
Quel est cet écrivain
qui apprécie à sa juste valeur
le lieu où s’élaborent nos mets quotidiens?
..« Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
– Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens. »
»
Les blogs aussi le savent! J’en veux pour preuve l’article suivant repéré sur la check-list du Monde du 12/10 envoyée aux abonnés. si vous l’êtes, vous aurez déjà certainement parcouru ces lignes.
« J’ai toujours pensé qu’il y avait un rapport secret entre l’image et la musique. J’ai rêvé de pouvoir ‘écouter’ un tableau ou ‘dessiner’ une musique », écrit Luc sur son blog Brèves de comptoir, qui dit avoir enfin réalisé ce rêve grâce au Visual Acoustics du designer britannique Alex Lamp. Ce dernier propose en effet de transcrire en images des sons, au gré des mouvements de sa souris, devenue piano, harpe ou encore violon et guitare. Dans la même lignée, le Pianolina de Grotrian est un piano graphique qui permet de « créer des mélodies atmosphériques ». Mais ces « boîtes à musique » sophistiquées ne sont pas toujours aisées. On leur préférera ce lecteur, réalisé par le Montréalais Vincent Morisset, qui combine Les Variations Goldberg du pianiste torontais Glenn Gould à des photos envoyées par des internautes. Ainsi, bas les couacs ! »
A vous de jouer…
Poème: « Correspondances » de Baudelaire, extrait des « Fleurs du mal » (1857).
Illustration: Baudelaire par Courbet.
Bravo, Elisabeth!
Les All Blacks n’ont peut-être pas gagné…mais la Nouvelle Zélande gagne la solution de l’énigme.
Bien sûr, le pianotage sur Google à partir des mots de l’énigme, (« Quatrième roman saison », par exemple) menait à la solution intuitive grâce au site « d’Ethiopiques » .

C’est Doris Lessing, tout-à-coup (re)mise en lumière grâce à l’attribution du Prix Nobel qui m’a donné l’envie de retrouver André Brink , cet écrivain comme elle, grand témoin de la vie quotidienne d’une Afrique, une et multiple, incandescente et sombre, tendre et cruelle, aux mains de prédateurs obscurs ou connus, parfois libérée, parfois soumise..
L’atmosphère de « Une saison blanche et sèche « ( prix Médicis 1980), renvoie aux pires moments de l’apartheid en Afrique du Sud. C’est un livre écrit, construit avec cette rigueur que les grands romanciers anglo-saxons savent si bien maîtriser. Cet homme « qui voulait savoir », c’est en effet Ben, le héros du roman, cet Afrikaner bien tranquille qui cherche à découvrir pourquoi le jeune fils de Gordon, le jardinier noir de l’école où il enseigne, a disparu sans laisser de trace dans les locaux de la police sud-africaine…

L’illustration de la présentation de l’énigme est évidemment empruntée à Arcimboldo . Il s’agit de « l’hiver « . Un jeu de correspondances inconscientes m’a amenée à ce tableau: la lumière froide, les branches mortes, le caractère effrayant du portrait peut-être…Qu’importe l’anachronisme et les espaces emmêlés!
C’est son quatrième roman
qui le fait connaître mondialement.
Depuis, des saisons moins hostiles

accompagnent son écriture
toujours en alerte.
Quel est ce quatrième roman?
Qui l’a écrit?
C’est Doris Lessing qui obtient le Prix Nobel de littérature cette année (voir immédiatement le compte- rendu du « Monde « ), signalé dans la revue de presse d’Olivier.

Et cela nous réjouit. Tout en sachant qu’elle ne doit pas manquer de prendre la distinction avec l’humour et la distance qui la caractérise.
Prémisse: Josyane Savigneau lui avait consacré un bel article à la fin du mois de septembre.
Le Nouvel observateur dresse ainsi son portrait (11/10/07):
« Doris Lessing est née le 22 octobre 1919, à Kermanshah, en Perse, l’actuel Iran. Elle est la fille d’un ancien officier de l’armée britannique, qui y exerce le métier de banquier avant d’émigrer une nouvelle fois en Rhodésie, actuel Zimbabwe, où il se lance dans l’exploitation d’une ferme. L’Afrique, terre de sa jeunesse, imprégnera l’oeuvre de Doris Lessing.
Plus tard, elle se fera une fervente critique du continent, dénonçant en particulier la corruption de certains gouvernements. En 1995, elle se rendra en Afrique du Sud, après la fin de l’apartheid.
Aventureuse, elle abandonne ses études dès l’âge de 14 ans et devient fille au pair à Salisbury (devenue Harare, capitale du Zimbabwe) avant d’exercer de nombreux métiers dont téléphoniste et secrétaire… »
Amusant aussi de la voir jouer des tours au petit monde de l’édition en proposant à son propre éditeur un manuscrit sous un autre nom que le sien. Le manuscrit sera refusé et publié ailleurs!!
Doris Lessing nous ravit encore par son absence de dogmatisme dans quelque domaine que ce soit, celui du féminisme où l’enfermait son fameux « Carnet d’or », celui d’une réalité africaine qu’elle connaît bien et refuse de schématiser ou celui de notre monde complexe qu’elle ne cherche jamais à simplifier.
Une très grande dame de cette littérature du monde qui se rit des courants et des modes.