La solution: Le pays où l’on n’arrive jamais

Peut-on réellement vivre sans l’espoir d’une rive hospitalière, comme celle de ce « Pays où l’on n’arrive jamais« , couronné en 1955 par le  prix Fémina?

Son auteur, André Dhôtel, a créé « une œuvre abondante et singulière, où s’exprime un merveilleux proche du quotidien » (on reconnaîtra ici la phrase de l’énigme permettant de conduire à la solution). Il sera comblé d’honneur avec la reconnaissance apportée par le prix de littérature de l’Académie française en 1974 et le grand prix national des lettres en 1975.

Le titre de l’ouvrage possède une résonance particulière. Univers de Lewis Caroll ou évocation du syndrome de Peter Pan, monde des rêves revisités par Freud ou terre fantasmée de l’Occident regorgeant de richesse aux yeux des plus démunis de la planète…

le livre devint curieusement un classique pour la jeunesse. Il est vrai que l’intrigue met en scène un enfant.

« La vie routinière et sage de Lominval, petit village des Ardennes entouré de forêts, aurait dû mettre Gaspard, fils de forain, à l’écart de toute vie aventureuse. Mais un regard échangé avec un enfant fugitif qu’on arrête, qu’on enferme et qu’il aide à s’évader, va changer sa vie. Comme tout est mystère, Gaspard part seul à sa recherche, à travers les pays inconnus. »

texte du résumé emprunté ici

 


l’énigme du samedi: quand le merveilleux s’exprime, proche du quotidien…

Quand le merveilleux s’exprime,

proche du quotidien

et conduit


à un autre regard…

L’oeuvre et son auteur

très largement récompensés

sont presque oubliés.

Et pourtant, le titre de l’ouvrage évoqué aujourd’hui

résonne encore dans nos têtes…

Quel est l’ouvrage et

qui est son auteur?

image empruntée ici

La solution: L’âme des guerriers, d’Alan Duff

Bravo à Motsaiques qui a immédiatement pensé à L’âme des guerriers, d’Alan Duff.

Les habitués de la première heure n’auront pas manqué de voir l’erreur de manipulation qui a fait paraître pendant cinq minutes la solution avant le libellé de l’énigme! Comme quoi, l’avenir appartient réellement à ceux qui se lèvent tôt. Ce qui est déjà un mérite en soi! Les impressionnantes hakas précédant les matches de rugby renvoient aux rituels maoris, récemment mis en lumière pendant la coupe du monde en Nouvelle Zélande.

Quiconque a assisté à cette parade d’intimidation sait à quel point elle est intimidante, même pour des touristes de passage. Et gare à celui qui s’aviserait de sourire!

Publié en 1990, L’Âme des guerriers (Once Were Warriors) est le premier succès littéraire d‘Alan Duff. Ce livre a connu un grand retentissement en Nouvelle-Zélande.

« Il dresse un portrait sans complaisance du peuple māori et de ses difficultés à prendre son destin en main dans la société néo-zélandaise des années 1990. Depuis 1996, cet ouvrage est disponible en français dans une traduction de Pierre Furlan chez Actes Sud. Ce roman a été porté à l’écran en 1994 par le réalisateur néo-zélandais Lee Tamahori, L’Âme des guerriers. » (emprunté à Wikipedia)

Au secours! Les sorcières sont féministes….fuyez…

Si baba yaga signifie « vieilles sorcières sages » dans la mythologie russe, je me demande si leur maison, dont les médias se font l’écho, n’est pas plus vouée à la sorcellerie qu’à la pratique de la sagesse.

Witches. Woodcut, Hans Baldung

Entendue au réveil, samedi matin (15 octobre), l’une ou l’autre de ces baba yaga décrivant leur future et idyllique demeure respectant l’environnement et permettant de vivre à la manière des béguinages flamands où les dames restaient entre elles. On se souvient du célèbre livre de Françoise Mallet-Joris

Tout de même!  Je sursaute lorsque les mots suivants parviennent à mon tympan forcément incrédule: « et bien sûr, nous avons refusé la mixité car il n’est pas question que nous jouions aux infirmières pour recueillir les derniers instants de ces messieurs ». S’en suit un adorable ricanement! Fière d’elle la féministe!

Une baba Yaga, représentée le plus souvent en sorcière unijambiste (« Baba Yaga, en russe : Костяная Нога) et vivant dans une maison sans fenêtre dans les tréfonds de la forêt. Elle ne porte jamais de foulard, ce qui était jadis considéré comme scandaleux par les paysans russes. (d’après Wikipedia)

Nous voici rassurés! La maison est écologique et les hommes sont dehors. Bravo les sorcières!

A moins, à moins,  que la dame interrogée samedi dernier, ne fasse de l’humour noir, sa spécialité incontestée.

La solution: « Le Prince », de Machiavel

Plus que jamais d’actualité, les conseils de tous bords donnés aux »impétrants », futurs dirigeants des nations ou aux princes déjà consacrés, s’incarnent dans la comédie du pouvoir jouée par les bons ou piètres acteurs de nos démocraties érigées en modèle.

Allégorie de la simulation Lorenzo Lippi, vers 1640

« Le prince » de Machiavel, ne reste-t-il pas, à cet égard, indémodable? Traité politique écrit au début du XVI° siècle à l’intention de Laurent le magnifique,

Laurent le Magnifique enfant, détail d’une fresque de la Cappella dei Magi, Palazzo Medici Riccardi, Florence.

il offre des réponses à la lancinante question que se posent depuis toujours les hommes politiques et qui n’est nullement comment bien user du pouvoir selon des critères moraux,  mais « comment obtenir le pouvoir et le conserver ? » En s’éloignant des conseils habituels s’appuyant sur les vertus chrétiennes qui caractérisaient les précédents traité destinés au rois, l’ouvrage fut vite catalogué comme contraire aux bonne moeurs.

Souvent taxé d’immoralisme, il est à l’origine de l’adjectif « machiavélique ». Cependant « l’ouvrage obtint une diffusion considérable à travers toute l’Europe et contribua à établir les malentendus durables sur l’œuvre de Machiavel et ses interprétations. Comme si la révélation publique des ressorts du pouvoir rendait Machiavel responsable de sa corruption et des moyens de tous temps employés pour le conserver. »

D’après Wikipedia.

La phrase écrite en gras, qui est celle formulée dans l’énigme d’hier, permettait évidemment de retrouver l’auteur et l’ouvrage indiqué. Je rappelle qu’il ne faut pas être érudit pour trouver la solution des évocations proposées le samedi sur ce blog.

L’image de l’allégorie de la simulation est empruntée ici. On peut y lire le commentaire suivant:

« Ce portait d’une jeune femme tenant d’une main un masque et de l’autre une grenade ouverte est une allégorie peu commune car ces deux attributs ne sont jamais associés. Le masque est l’emblème du théâtre, de l’imitation, mais aussi de la fausseté, du mensonge et de la dissimulation. La grenade, dont l’écorce renferme de nombreux petits grains, évoque l’unité, voire la démocratie, mais aussi la fausse apparence car elle réserve parfois des surprises une fois ouverte.
Les deux symboles associés pourraient signifier la simulation, idée présente à la fois dans le masque et dans la grenade. La femme les montre dans un geste de balancement. Le thème de l’actrice ou de la courtisane s’y ajouteraient.« 

L’énigme du samedi: une oeuvre d’actualité toujours controversée

Voici un ouvrage controversé

dont on s’inspire encore.

Il eut une diffusion considérable à travers toute l’Europe,

ce qui contribua à établir des malentendus durables sur son auteur

et des des interprétations contradictoires

sur l’oeuvre en question.

De quel ouvrage s’agit-il donc

et quel est son auteur?

Image empruntée ici: Palais du gouvernement provincial  à Maastricht