Pour tous les lecteurs de ce blog…
une belle année ouverte sur le monde,
remplie de livres à lire et à écrire.

Eh oui! L’événement fit la une en son temps! Réalisé sous l’occupation par Christian Jacque,

d’après l’oeuvre de Pierre Véry (1934), le film rencontra immédiatement un grand succès populaire. Ce que le livre était loin d’avoir obtenu.
Pierre véry est plus connu pour « Les disparus de Saint Agil » que le cinéma a de même valorisé.
On me pardonnera, j’en suis sure, cette évocation opportuniste. A présent que le Père Noël est passé, nous pourrons retourner à nos raisonnables préoccupations.
Malgré les critiques encourageantes d’André Malraux
l’oeuvre littéraire de ce professeur de mathématiques
ne fut pas couronnée de prix prestigieux.

Par la grâce du cinéma,
l’assassinat d’un personnage ô combien célèbre
le rendit cependant populaire.
Avez-vous deviné le nom de l’écrivain évoqué
et celui du personnage assassiné?
L’écrivain académicien rêvait d’une diplomatie new-look dans une Afrique plus démocratique. Il paie, aujourd’hui, le prix de son indépendance…
C’est en ces termes que Jean-Gabriel Fredet ouvre son article du Nouvel Observateur intitulé « Les illusions perdues de Jean-Christophe Rufin » .

Carrière atypique s’il en est pour ce touche-à-tout brillant, médecin engagé dans la croisade de « Médecins du monde » dont il deviendra président, étudiant à Sciences Po, secrétaire d’état, membre de l’Académie Française, lauréat du Goncourt 2001 avec son flamboyant Rouge Brésil, ambassadeur de France au Sénégal, « démisionné » récemment.

C’est qu’il croyait pouvoir tout embrasser, la carrière diplomatique, lui qui n’était pas du sérail, et la carrière littéraire! La réalité du terrain n’a rien permis. Lourd, lourd, le poids de l’histoire entre la France et l’Afrique, les habitudes prises, convenant aussi bien aux élites et dirigeants d’un continent à l’autre. Que pèsent les mots, l’intelligence, la probité, le souci du plus grand nombre et du plus faible au regard d’intérêts supérieurs portés par les sphères du pouvoir?
Mais au moins, nous reste l’écrivain: Katiba, son livre prophétique sur les menaces au Sahel, les réseaux terroristes, les enlèvements à venir. A lire et à relire les précédents, les fresques historiques de l’Abyssin

ou de « Rouge Brésil » et les autres, ceux qui suivront, et que nous attendons. Car, à bien y regarder, il en est peu de cette trempe, dans notre panorama littéraire contemporain, sachant, à l’instar de Dumas, Hugo, Kessel, ou de Conrad, nous faire voyager dans l’espace et le temps, avec une écriture vivante, documentée et souvent visionnaire.
Il croyait pouvoir tout embrasser,
le monde, les lettres, le pouvoir
offert par son statut reconnu.

Ambition ou passion, talent et générosité.
Son regard porté
sur l’autre, à travers le temps et l’espace,
en a-t-il fait, au-delà d’illusions envolées,
un nouveau géant des lettres?
Sachant bien entendu
qu’il ne s’agit pas de Victor Hugo,
Quel est donc cet écrivain?
Laquelle de ses oeuvres rappelle la réalité de nos informations quotidiennes?
Mario Vargas Llosa vient de recevoir le Prix Nobel 2010.
C’était la solution de l’énigme d’hier, élucidée par Françoise , dont le blog littéraire intéressera sans nul doute les passants et amis de celui-ci.

Ecrivain à l’oeuvre multiforme, aux opinions non figées (pour ne pas dire changeantes), il apprécie tous les genres littéraires et passe au fil du temps d’un engagement politique à gauche à des convictions revendiquées à droite.
Néanmoins, son combat contre les dictatures de toutes obédiences, le place au-dessus de tout soupçon. La littérature est en effet pour lui « acte d’insoumission contre la vie et l’histoire » et « ce n’est donc pas innocemment qu’il a choisi – dans « La fête au bouc »- de retracer le parcours du personnage authentique de Trujillo (dictateur de la République dominicaine de 1930 à 1965). Il y dénonce un système imbriqué à la fois dans l’impérialisme nord-américain et la logique capitaliste ou mondialiste, mais également, dans la sociologie profonde de l’Amérique Latine (esclavage, colonialisme, militarisme, culte du pouvoir et de la personnalité…).
Il nous entraîne là dans une vraie tragédie qui a des apparences plus de documentaire que de roman. Six cents pages qui nous emmènent sur trente années de despotisme, de terreur, d’assouvissement, d’esclavagisme, de délation, de crimes, de bassesses, d’aveuglement, de tyrannie, de mythomanie absurde et ravageuse… de folie totale ! »
Extrait de « Lecture Ecriture »

On le dit émissaire,
porteur des pêchés d’Israël,

en référence à son étymologie grecque .
Il est ici à la fête,
une fête triste s’il en est,
et plus encore.
Décrit par un auteur
célébré il y a peu,
le personnage hante les mémoires
d’un pays dévasté
et les pages de son célèbre ouvrage.
Vous avez bien sûr deviné
et le nom de l’écrivain
et le titre de l’ouvrage évoqué…
tableau de the Scapegoat (Le bouc émissaire), tableau de William Holman Hunt