Quel écrivain se cache dans la ville? la solution de l’énigme.

 

Bravo à Motpassant et à Jeandler qui ont trouvé la solution. Et à Posuto qui l’a presque inventée! Merci à Marilène pour avoir exploré…les fausses pistes.

La ville évoquée dans l’énigme est: Lons-le-Saunier

L’écrivain est: Bernard Clavel

Cliché Michel Loup / Ville de LonsLons-le-Saunier est la capitale du Jura. L’eau salée est à l’origine de la cité qui lui doit son nom: Ledo salinarius, la ville du sel.

C’est en effet autour du Puits-Salé et de la source Lédonia que se regroupent les premiers habitants. Très vite, ils tirent profit de ce trésor qui leur est offert: une source d’eau à la salinité constante, qui court à fleur de sol. On appelle les habitants de Lons les Lédoniens.

Bernard Clavel est né à Lons-le-Saunier en 1923. Il quitte l’école dès l’âge de quatorze ans et entre en apprentissage chez un pâtissier de Dole. Les deux années qu’il passe sous la férule d’un patron injuste et brutal vont faire de lui un éternel révolté. Il transpose à travers son héros de La maison des autres, (Julien Dubois), cette période difficile.

Puis, Julien, l’apprenti-pâtissier en toque et veste blanches qui rêve de découvrir le monde devient un homme. Sur le Jura déferle le flot de l’exode. Avant l’arrivée des troupes allemandes, Julien part sur les routes. Commence alors, pour ses vieux parents, la longue attente angoissée du retour de l’enfant. C’est le sujet de son livre:

Celui qui voulait voir la mer

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Du fournil à l’usine, du vignoble à la forêt, de la baraque de lutte à l’atelier de reliure, de la Sécurité sociale à la presse écrite et parlée, il connaît bien des métiers, qui constituent « ses universités. »Saint-Maurice, photo Guy Serrière

Il écrit son premier roman, L’ouvrier de la nuit, en 1954. Encouragé dès lors par Jean Reverzy, Gabriel Chevallier, Armand Lanoux, Gaston Bachelard, Gabriel Marcel, Hervé Bazin, Marcel Aymé et quelques autres, il poursuit une œuvre qui s’impose peu à peu.

Il obtient le prix Goncourt en 1968 pour Les fruits de l’hiver et entre à l’académie Goncourt en 1971 au couvert de Giono puis décide de la quitter en 1977. Il n’a jamais voulu accepter la Légion d’honneur…

Bernard Clavel dit volontiers que son mariage avec la romancière québécoise Josette Pratte lui a permis de donner à son œuvre un deuxième souffle, avec, entre autres, Le royaume du Nord, une grande fresque romanesque inspirée par l’aventure des pionniers canadiens. La guerre et le combat pour la liberté, la dignité humaine et l’amour de la nature sont ainsi les thèmes majeurs de son œuvre.

L’un de ses derniers ouvrages L’hiver témoigne de sa prédilection pour cette saison.

chalet, photo Guy Serrière« Depuis mon plus jeune âge, je suis habité par l’hiver. La saison des neiges et des froidures me poursuit jusqu’au coeur des étés les plus torrides. »

En quarante ans, il a écrit plus de quatre-vingt-dix ouvrages – romans, essais, contes et poèmes pour enfants -, traduits dans une vingtaine de pays, et il figure parmi les trois auteurs préférés des Français d’après une étude de la Sofres. Eternel errant, il a déménagé plus de quarante fois avant de revenir dans sa région natale, écrivant et peignant toujours avec la même passion.

(Informations recueillies sur le site de Bernard Clavel)

L’utilisation de l’expression « cestuy-là » qui a lancé parfois les recherches sur une fausse piste était, à la manière de Du Bellay, une façon d’évoquer le long voyage de qui cherche sens à sa vie pour s’en revenir « plein d’usage et raison » découvrir l’objet de sa quête… à son point de départ.

l’énigme du samedi: l’homme qui préférait l’hiver

Quel écrivain se cache dans la ville?

A la manière de :

Dans cette ville dont le trésor caché est une source d’eau salée,

naquit cestuy-là qui préfère toujours l’hiver à toute autre saison.la mer à Opono en Nouvelle-Zélande

Ailleurs, adolescent soumis aux rigueurs d’un labeur précoce,

il rêvait en secret de découvrir la mer

 

 

Quelle est donc cette ville?

Et quel est cestuy-là?

qui revint

plein d’usage et raison,

vivre son grand âge,

dans sa région natale?

Attention, l’énigme de cette semaine est facile.

Vraiment trop facile pour les habitants de la ville en question.

Ils joueront la semaine prochaine.

Oui, je sais. C’est vraiment trop injuste !

La réponse à l’énigme:

Bravo à Pierre qui a trouvé la solution, aidé par Motpassant, Marilène et tous les autres.

Que partage la lettre E avec la Vienne, capitale de l’Autriche?

 

La blancheur

Pourquoi:

L’origine de Vienne remonte au VIe siècle avant l’ère chrétienne.

Les Celtes y fondèrent une cité appelée Vindobona, qui signifie: ville blanche.

 

Et la lettre E ?

Pensez à Rimbaud, bien sûr. et au célèbre sonnet:rimbaud.1170448792.jpg

 

Voyelles

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;

I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges ;
– O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

A. Rimbaud

AA Je dirai quelque jour vos

 

naissances latentes :M
Mais je dois dire que l’hypothèse du rouge, dans Vienne, la rouge, me plait bien aussi. Vous comprenez pourquoi, à présent, il aurait fallu dans ce cas associer à la ville, la lettre I.

karl_marx_hof.1170608212.jpg L’ensemble d’habitations « Karl Marx Hof, construit en 1927

L’indice du dimanche

Pour vous mettre sur la piste de la résolution de l’énigme

L’élémentindice.1170580665.gif commun entre la lettre E et Vienne, capitale de l’Autriche est une couleur. Mais laquelle et pourquoi ?

On peut se référer aux derniers commentaires concernant l’énigme pour orienter les clics de votre recherche sur la toile

L’énigme: Que partage la lettre E avec la ville de Vienne (Autriche)?

Puisque vous êtes à présent entraînés à la découverte du sens caché des lettres de l’alphabet et de certaines villes, voici une énigme proche de celle proposée le week-end dernier.

lette.1170410745.jpg Quel élément commun relie la lettre E, à Vienne, capitale de L’Autriche?

musikverein.1170447133.jpg

Comme toujours, il s’agit d’un jeu ayant un rapport avec la littérature et l’histoire. La recherche rapide sur internet et un peu d’imagination permettent de trouver la solution.

C’est à vous.

Réponse dimanche soir. Lundi matin aux antipodes!

La réponse à l’énigme :Que partage la lettre A avec la ville de Turin ?

Réponse: Le taureau.

En effet, pour Turin, les premières traces de l’agglomération subalpine installée sur les rives du Pô remontent à l’année 218 avant Jésus-Christ au moment où Hannibal assiége et détruit l’habitat des Taurini, une ville appelée Taurasia en raisondu culte que rendaient ses habitants au Taureau, symbole du dieu Api. L’étude d’anciens documents montre q’une petite cité réapparaît en l’an 29 avant J-C sous le nom d’Augusta Taurinorum. Il s’agit d’une colonie fondée par Auguste avec un plan en damier, origine de l’actuel quadrillage, avec ses rues parallèles et perpendiculaires.

Quant à la lettre A, suivons le guide :

http://classes.brf.fr.dossier/atelier/indexbis.htm

 
Au commencement était donc le bœuf ou le taureau. Le bœuf avait une grande importance dans une civilisation rurale : force motrice, symbole d’énergie.
Chez les Egyptiens, le hiéroglyphe du taureau est un  » déterminatif  » permettant de préciser que le signe précédent désigne du bétail. Le taureau est alors dessiné sur pieds.Chez les Phéniciens, le aleph ne représente plus qu’une image stylisée de la tête du taureau avec quelques variantes :
  Parallèlement, au moment où l’image se réduit, elle se met à représenter au-delà du taureau, tout ce qu’il symbolise : force, énergie, vigueur.La troisième phase aboutit à la disparition de l’image figurative. La tête devient un simple trait sur lequel reposent les cornes :
Le signe à l’étape suivante tourne à 90° et les cornes traversent la tête :
C’est le retournement complet de cette forme qui donnera le alpha grec, d’où provient le  » A  » de notre alphabet :