La solution de l’énigme: Jean-Charles Pellerin crée l’image d’Epinal

C’est vrai, l’énigme était un plus difficile cette fois. Pardon. Mais sinon Posuto trouve la solution avant-même sa publication! Et cette fois encore en nous renvoyant sur le très beau blog de Tilu, « un jour et pas l’autre  » (oui, moi aussi je vous recommande la visite, allez y très vite), cela a bien failli se produire.

Eh oui, j’ai osé jouer avec le nom du créateur de l’image d’Epinal.

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Quel pélerinage est plus célèbre que celui de Compostelle? Nous disons donc… un pèlerin lorrain créateur d’une oeuvre colorée?…Et bien, pour trouver, il fallait oser faire des fautes d’orthographe. Parfaitement. Pour une fois, les cancres de la discipline ne seraient pas pénalisés! Pellerin lorrain, donc….!!!! Et hop, vous trouviez. Jean-Charles Pellerin (1756-1836), est l’inventeur de l’image d’Epinal.

Mais, c’est promis, je ne le ferai plus!

Une image d’Épinal est une estampe au sujet populaire et de couleurs vives. Vendues autrefois par des colporteurs, les images d’Épinal doivent leur nom à Jean-Charles Pellerin, qui fut le premier imprimeur à éditer en série ce type d’image, et qui habitait la ville d’Épinal (Vosges). Les sujets sont très variés mais généralement tournent autour de la religion, de l’histoire, des batailles, des uniformes militaires, ou bien sont tirés de romans à succès.

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Elle prend ses origines dans l’imagerie, art populaire né au XV° siècle surtout destiné au public illettré des campagnes.

À l’origine l’image est gravée sur une planche de bois et l’impression s’effectue à l’aide d’une presse à bras qui est ensuite mise en couleur au moyen de pochoirs.

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Panneau indiquant l’imprimerie à Epinal.

Billet et illustrations réalisés à partir de l’article de Wikipedia.

La solution de l’énigme: Witi Ihimaera écrit « Whale rider »

Traduit en français par Paï (du nom de l’héroïne), Whale rider (conducteur de baleine), est un très beau film tiré du roman de l’écrivain néo zélandais Witi Ihimaera.

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Particulièrement ignoré en France où la critique s’est montrée très condescendante, le film est cependant superbe et illustre bien la complexité de la transmission d’une culture minoritaire: à savoir, celle des Maoris, premiers habitants de la Nouvelle Zélande.

Witi Ihimaera est né à Gisborne en Nouvelle-Zélande en 1941. C’est un pionnier parmi les auteurs maoris écrivant en anglais : Pounamou Pounamou (1972) est le premier recueil de nouvelles d’un écrivain Maori à être publié, de même que le roman Tangi (1973). Auteur prolifique, ses travaux comptent sept romans (dont The Matriarch et le best seller Nights in the gardens of Spain), quatre recueils de nouvelles et plusieurs anthologies. Diplomate depuis plusieurs années, il enseigne aujourd’hui l’anglais et l’écriture à l’Université d’Auckland.

NOTE DE L’ÉDITEUR(Thélès) : Calquée sur une mythologie maorie, Paï (« The whale rider ») est une histoire contemporaine qui met en lumière une société nettement patriarcale. Le regard d’une petite fille, Kahu, confrontée à cet univers cloisonné confère une véritable dimension poétique à ce roman qui s’identifie à un conte. Celle-ci, impliquée dans des codes culturels ancestraux, prend une réelle envergure en tant qu’élément perturbateur. Paï tisse ainsi un lien entre une légende masculine et ce qui pourrait être son double féminin contemporain. L’ histoire est riche en émotions: Kahu porte un amour indéfectible à son grand-père tout en contredisant ses principes. Le récit ne se limite pas à explorer la dimension culturelle d’une légende, il évoque aussi le combat intérieur du vieil homme pour accepter la destinée de sa petite-fille, et les efforts démesurés que celle-ci fait pour être aimée de lui. (extrait du site référencé).

l’énigme du samedi: L’homme qui comprenait le langage des baleines

Il y avait cet homme qui murmurait à l’oreille des chevaux:

(The Horse Whisperer )

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mais connaissez-vous celui qui sait interpréter le langage des baleines ?

Il s’agit d’un écrivain célèbre en son pays

que le cinéma nous a fait connaître.baleine.1186419359.jpg

La petite fille qu’il nous fait découvrir

héritera-t-elle d’un grand-père ombrageux

la culture d’un peuple mythique?

Quel est l’écrivain évoqué ?

Quel est le titre de son ouvrage?

Solution de l’énigme: Patricia Highsmith dans « Le jardin des disparus »

Toute sa vie, Patricia Highsmith (1921-1995) a souffert de ce malentendu:

être classée arbitrairement parmi les auteurs de polars, elle qui ne s’intéressait ni aux énigmes ni aux enquêtes policières, mais aux eaux profondes et aux forces primitives de l’âme humaine. Hitchcock la fit connaître mondialement en 1951 en adaptant son roman « L’inconnu du Nord-Express ». pathigh.1187341891.jpgAprès lui, de nombreux cinéastes, René Clément, Claude Autant-Lara, Claude Miller, Wim Wenders, Michel Deville, Claude Chabrol, adaptèrent à l’écran des œuvres de la romancière américaine.

Cf. l’article que lui consacre le site de France Inter.

« Dans Le jardin des disparus (1982) se dressent, telles d’étranges statues du souvenir, les silhouettes empaillées des animaux qu’autrefois leur propriétaire à aimés.chien.1187341047.jpg Pour elle, c’est une façon de conserver à ses côtés ses chers compagnons. Pour son époux, c’est une manie un peu ridicule, qu’il tolère tant bien que mal, jusqu’au jour où le joli jardin devient un champ de bataille où tous deux s’affrontent, où les rancoeurs conjugales remontent à la surface et font d’un paisible bosquet un piège mortel.

Le Jardin des disparus est la première des neuf nouvelles réunies dans ce volume, qui se clôt sur une terrifiante vengeance mutuelle entre époux, dernière touche d’un recueil en forme de tableau de moeurs et particulièrement de moeurs matrimoniales où la noirceur n’a d’égale que la subtilité. Comme toujours, Patricia Highsmith étudie jusqu’au vertige, d’une plume à la fois tendre et mordante, les éternels conflits de la psychologie humaine. »

(cf Wikipedia. Pardon P. Assouline, mais les lecteurs de ce blog savent croiser leurs informations et la référence n’est qu’un déclencheur de recherche potentielle.)

Mais Patricia Highsmith a écrit également un « Art du suspense : mode d’emploi« , trad. Anne Damour, Paris, Calmann-Lévy, 1987 / Pocket, 1988, que ne devrait négliger aucun de ceux cherchant à rendre tangible cet irrépressible désir d’écrire.