L’énigme du samedi: poétique et révolutionnaire…

Ce roman posthume

a été porté aux nues

par les défenseurs

des opprimés de tous pays.

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Ouvrage poétique et révolutionnaire.

Certains critiques ont pourtant affirmé

qu’il n’était subversif qu’en apparence et

qu’il ne représentait pour les nantis du pays exsangue

où se déroule l’action,

aucun danger réel…

Quel est donc le pays évoqué?

De quel ouvrage s’agit-il?

Qui est son célèbre auteur?

Illustration: Médaillon abolitionniste britannique (1795)

Jacques Fortier fait réapparaître Sherlock Holmes au château du Haut-Koenigsbourg

Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg, de Jacques Fortier vient de paraître chez Le Verger Editeur. Nous voici d’emblée étonnés! Comme chacun sait, les aventures de Sherlock Holmes écrites  par Arthur Conan Doyle (1859-1930) comportent quatre romans et cinquante-six nouvelles. Cet ensemble constitue ce que les holmésiens nomment le « canon » et l’aventure relatée ici n’en fait nullement partie!

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Cependant, d’autres aventures existent! Officiellement mort dans les chutes du Reichenberg (Suisse) en 1891, Sherlock Holmes n’en est pas à sa première résurrection. Les fans du détective savent en effet que sous la pression des lecteurs, Conan Doyle lui-même, lui avait redonné vie, trouvant un prétexte plausible à sa disparition et à sa réapparition soudaine en 1894.

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Jacques Fortier, quant à lui,  profite donc de ces années d’investigations interrompues pour situer une aventure inconnue que la plume du non moins célèbre Docteur Watson permet enfin de rendre publique. Tout l’art de Jacques Fortier est de savoir si bien s’approprier cette plume qu’on s’y trompe. Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg n’est-il pas un authentique épisode égaré par Conan Doyle?

Passionnante écriture mimétique de Jacques Fortier! Les plus savants exégètes de la planète holmésienne auraient probablement du mal à la distinguer de celle d’un manuscrit original. Des très sérieuses sociétés se sont en effet constituées un peu partout dans le monde (jusqu’aux universités d’Oxford et Cambridge) pour examiner à la loupe et comme des faits réels, les aventures exhaustives de leur héros.

 

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Le pastiche réussi n’est d’ailleurs pas le seul atout de ce livre. Une foule de détails érudits sur les lieux, une mise en perspective historique de ce château emblématique, partagé entre l’Allemagne et la France au gré des aléas de guerres successives conduisent le lecteur à une visite documentée hors des sentiers battus qui suffiraient à justifier l’intérêt de l’ouvrage.

Mais bien sûr, c’est l’intrigue, captivante, qui permet aux  nombreux aficionados  que nous sommes, de retrouver les délices d’une enquête menée par leur héros ressuscité. Que vient donc faire en ce haut lieu, le  fameux détective d’Outre-Manche? Quel mystère devra-t-il résoudre dans la plus grande discrétion, alors que sa célébrité l’oblige à dissimuler la moindre de ses intentions? Gageons que le lecteur ne boudera pas son plaisir à déchiffrer les clés de cet imbroglio à la Dan Brown, à s’amuser des clins d’oeil faisant surgir quelques personnages d’aujourd’hui à travers la silhouette d’homonymes des siècles passés, comme ce savant Charles Muller, et qu’il ira de surprise en surprise lorsqu’il connaîtra enfin le nom du chapelier de Sherlock Holmes! Eh oui! Et c’est un scoop livré par Jacques Fortier: la casquette, la fameuse casquette du détective a été achetée à Sélestat chez …mais vérifiez vous-même!

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Jacques Fortier est journaliste aux Dernières Nouvelles d’Alsace à Strasbourg, et correspondant du Monde. Il avait auparavant travaillé au Nouvel Alsacien (Strasbourg), puis comme rédacteur en chef de France Bleu Alsace (Radio France).
Il a écrit Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg en hommage à Sir Arthur Conan Doyle (1859-1930), pour le cent cinquantième anniversaire de la naissance du créateur du grand détective.

texte biographique emprunté à face book

 

 

 

 

 

La solution: Stefan Zweig, »Le monde d’hier – Souvenirs d’un Européen »

« Je salue tous mes amis. Puissent-ils voir encore l’aurore après la longue nuit ! Moi je suis trop impatient, je pars avant eux. »

Stefan Zweig, Pétropolis, 22-2-42

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Ainsi se termine le message d’adieu que l’écrivain (né en 1881 à Vienne, en Autriche), laisse à ses amis avant de se donner la mort au Brésil, en 1942. Son autobiographie, Le Monde d’hier – Souvenirs d’un Européen , qu’il rédigea peu de temps avant sa mort, est un hymne à la culture européenne qu’il considérait alors comme perdue.

C’est Alain.L qui a trouvé cette solution. Bravo! Mais Jeandler en était proche, avec l’évocation de Romain Rolland, qui fut l’ami de Stefan Zweig.

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Un rendez-vous unique autour du livre de Marc Wonga Mancoba

A tous les passants de ce blog, heureux Parisiens, ne manquez pas le rendez-vous suivant:

Sortie du  magnifique livre d’art écrit et illustré par Marc Wonga Mancoba :

« Des taxis pour le ciel ».

éditions Area, direction Daniel Meiche

Autour de lui, l’enchantement des musiques métisses, intemporelles et sans limites d’espaces, apporté par le trio « Rue du griot« , avec Renaud Spielmann, Papa Diabaté et Serge Morne.

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Fondation Dosne-Thiers, 27 place St Georges, 75009 Paris

Jeudi 14 janvier 2010, à partir de 17h 30.

La solution: « L’idiot  » de Dostoïevski

Claudia Lucia! Magique! Bravo! Il s’agissait bien de « L’idiot », ce personnage décalé, dérangeant pour la société qui l’entoure. Figure de Christ non crucifié, mais terrassé par l’épilepsie.

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C’est peut-être le critique littéraire allemand Erich Auerbach, ( 1892-1957), qui donne les meilleures clés à une possible compréhension de l’oeuvre.  En 1942, obligé de fuir l’Allemagne nazie, il écrit en Turquie où il est exilé, son célèbre « Mimesis, la représentation dans la litérature occidentale » . Il examine  dans cet ouvrage une large part du patrimoine littéraire mondial allant de Homère à Virginal Woolf!!!

Pour lui, « en créant des personnages qui sont à la fois des saints et des idiots, Dostoïevski s’inscrit en fait dans une tradition chrétienne qui remonte au Moyen-Âge. Erich Auerbach  fait ainsi remarquer en effet que ce mélange de divin et du grotesque était très prisé de certains ordres monastiques, notamment les franciscains. Il en fait l’un des moments clés de la fondation de l’esthétique du roman occidental, et une rupture avec la tradition antique de la séparation des styles. Et d’une certaine façon, c’est bien le christianisme (une certaine interprétation du christianisme tout au moins) qui est à l’origine de cette révolution : puisque le divin peut cohabiter avec l’humain, alors le sublime peut cohabiter avec l’humble, et le tragique avec le comique. On peut suivre cette tradition « franciscaine » tout au lond de l’histoire de la littérature occidentale : chez Trois Contes en particulier), Schwob (Les vies imaginaires), Dostoïevski bien sûr, chez Kafka (L’artiste de la faim, par exemple), John Cowper Powys, etc. »

Source trouvée ici

L’énigme du samedi: fascinant ou moqué

Quel accueil aujourd’hui

lui serait réservé?

Quel nom lui donnerions-nous?

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Par qui serait-il approché ou moqué

sur la scène publique des plateaux télévisés?

Pour faire le pitre ou refléter l’intemporelle

comédie humaine?

L’ouvrage qui le nomme

nous fascine toujours.

Evidemment, ce n’est pas Charlot.

Trop facile!

Qui est donc ce personnage

dérangeant ?

Quel écrivain l’a inserré

dans une fresque sociale inoubliable?