Le musée blanc de Tomi Ungerer hanté par « Les trois brigands ».

A Strasbourg, boulevard de la Marseillaise, lorsque vous entrez à l’intérieur du musée consacré à Tomi Ungerer, tout est blanc. Les murs sont blancs. Le plafond est blanc. Le plancher est blanc. La lumière est blanche. A tel point qu’en sortant, je garde ce blanc imprimé sur ma rétine plus que les dessins qui y sont exposés.

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Pourtant sympathique un musée dédié à un artiste de son vivant! Et quel personnage ce Tomi Ungerer! Etonnant voyageur se frottant aux cultures du monde sans un sou en poche, fuyant dès l’adolescence le conformisme des voies déjà tracées. C’est l’étranger qui le révèle à sa propre région. Célèbre à New York, c’est dire! Le voici, plein d’usage et raison, certes non, mais le voici de retour en terre natale. Dans sa ville de Strasbourg, cette cité aux deux cultures, la française et la germanique qui se mêlant et se repoussant façonnent l’identité alsacienne. Il a déjà créé à l’occasion du bi-millénaire de la ville son emblématique fontaine de Janus, en écho à cette bipolarité urbaine.

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Mais au musée, tout est blanc. D’un blanc aigu, froid et clinique. Même les dessins érotiques du sous-sol semblent prisonniers de ce glacis glacé. Je cherche les chapeaux familiers des trois brigands célèbres, histoire de faire surgir la couleur de la hache rouge, le sombre de la nuit dans cet univers ébloui. Voici le livre devant moi. Retour à la lecture et aux illustrations. Je quitte les lieux avec eux. Oui. On peut acheter l’ouvrage dans la boutique du musée!

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Présentation de l’éditeur: ‘Ecole des loisirs » .

« Il était une fois trois vilains brigands… dont la vie changea totalement le jour où ils rencontrèrent Tiffany, la petite orpheline. De trois méchants elle en fit …des bienfaiteurs de l’humanité. »

5 commentaires sur “Le musée blanc de Tomi Ungerer hanté par « Les trois brigands ».

  1. J’avoue piteusement que j’ai souvent tendance à oublier ces deux choses :
    1/ Tomi Ungerer est encore vivant…
    2/ ce n’est pas « QUE » un dessinateur pour enfant (j’ai été marqué par les brigands moi aussi, et par le Géant de Zéralda…)

    J’ai lu en diagonale l’article du blog proposé en lien ; j’ai beaucoup aimé cette citation : « Sans désespoir, pas d’humour »

    A méditer.

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