Comment demander le sel ?

Directement copiée-collée, voici l’excellente (et réjouissante) page du savoir-parler en toute circonstance. A emporter avec soi au Salon de l’Agriculture ou, inversement si vous êtes invités par le journal le Parisien à fréquenter les palais de la République

Les registres de la langue

Selon le milieu culturel, social… du locuteur et/ou de l’auditeur, la langue varie.
Par rapport à la langue courante, on distingue trois niveaux :
Langage courant : « Pourrais-tu me donner le sel ? »
a) Niveau familier : « Passe-moi le sel ! »
b) Niveau peu soigné : « Amène le sel ! »
c) Niveau soigné, élevé : « Pourriez-vous, s’il vous plaît, me passer le sel ? »
Les expressions varient selon le contexte ou l’intonation de voix ou aussi suivant l’âge des interlocuteurs.Le langage soutenu : Le locuteur a le souci de s’exprimer

non seulement correctement mais aussi avec distinction.
Le langage courant : Le souci de correction reste présent,

mais non la recherche.
Le langage familier : Le locuteur ne se surveille pas.

Il emploie des mots ou des expressions qu’il écarterait, sans hésitation,

dans des circonstances solennelles (officielles, publiques,…)

ou même usuelles (courantes).

Parfois on constate l’apparition de mots appartenant à l’argot.
L’argot est du langage familier et original inventé ou utilisé

dans un milieu très fermé et dont de nombreux mots

passent dans la langue commune.
Exemples :

Gavé : tout plein
Sous-tif : soutien-gorge
Tunes : de l’argent

Avoir la crève : avoir attrapé un rhume
Avoir la dalle : avoir faim
Avoir le feu au cul : vouloir du sexe!!!
Ça caille : il fait froid

8 commentaires sur “Comment demander le sel ?

  1. – Qui peut faire une phrase avec l’expression « langage familier » ?
    – Moi m’sieur : « Au salon de l’agriculture, le langage est familier »
    – Oui mon petit, mais il ne faut pas généraliser. Il ne faut pas regarder bête-ment la télé.
    😉

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  2. « Va ker eulsel tizôt’ ! » a été oublié dans cette liste.
    (enfin, je dis ça, je dis rien, c’est pas pour râler, je me sauve, ça caille et je dois aller me gaver de tunes en soutif)
    Kiki 🙂

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  3. IL faudrait pouvoir rendre l’accent « neuilléen » du Président, mais il est vrai qu’au dernier Salon où l’on cause on n’entend pas nettement ce qui se beugle. Le ministre de l’agriculture a l’élégance de ne pas l’ouvrir (son compte est mauvais pour le prochain remaniement).

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  4. au québec; ça caille signifie qu’on a sommeil. On a les yeux qui « caillent »…
    et ici, dans le sud ouest, gavé ça veut dire… tout et n’importe quoi:
    C’est gavé bien ! ou bien :
    -tu viens ? – Gavé ! ou encore :
    oh, ça me gave ! (j’en ai marre)

    du sens initial (plein), on glisse assez loin… gavé loing ! P..t…g c..g !

    Ah, une question qui me turlupine depuis longtemps : pourquoi « sous-tif » ? les tifs, ce sont les cheveux, non?

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  5. Je répond à Dominique Hasselmann. Il y a une erreur, ça s’écrit pas « sous-tif » mais ça s’écrit « soutif ».
    J’ai aussi une question : Comment on dit « n’importe quoi » en langage famlier ?

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