L’énigme du samedi: de l’infaillibité des détecteurs de mensonges

c’est un détecteur de mensonges

infaillible

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qu’on verra un jour(peut-être)

confondre

un autre que celui dont nous parlons aujourd’hui

et qui appartient au patrimoine littéraire mondial.

Je suis  bien sure

que vous avez deviné immédiatement

celui dont nous parlons aujourd »hui

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et, de ce fait,

l’ouvrage dont il est question

ainsi que son auteur.

Image  du détecteur empruntée à ce blog.

Rendez-vous à Singapour

Voyage.

Vendredi matin. Arrivée à singapour.

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Pendant quelques mois, ce blog se fera observateur des rues de la ville. De ses halls populaires et gourmands. De ses quais réhabilités.  De son activité. Pendant quelques mois, un petit air d’Asie viendra se mêler à l’observation quotidienne de ce qui s’écrit ici, là-bas, ailleurs. Hier et aujourd’hui. Rien de changé, en fait, grâce au miracle de cette toile qui nous relie d’un point à un autre de cette terre bleue comme une orange.

Et pour ménager la transition, Ecritures du monde ne déroge pas à sa règle hebdomadaire.

Nous nous retrouvons samedi pour la prochaine énigme littéraire.

N’oubliez pas de faire sonner votre réveil!

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Bush emprunte à Diderot ses « Regrets pour ma vieille robe de chambre ».

« Avec le temps, écrit Diderot,  les dettes s’acquitteront ; le remords s’apaisera ; et j’aurai une jouissance pure. »

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Diderot, est-il besoin de le rappeler,  avait de l’humour et le sens de l’autodérision. Lorsque Madame Geoffrin lui offre une somptueuse robe de chambre écarlate, le voici raillant, dans « Regrets pour ma vieille robe de chambre », cet étrange sentiment qu’on appelle regret, s’appliquant aussi bien au désaveu d’un impair, qu’à la  nostalgie éprouvée à l’égard d’un vieux vêtement qui vous était une seconde peau. Le remords vous hante, remue vos entrailles, s’invite à vos nuits troublées. Le regret s’évapore aussitôt exprimé. Ces actes locutoires, presque de simples phatiques qui servent à policer les échanges en société, tels s’excuser d’avoir marché sur le pied du voisin, ou d’avoir renversé la sauce sur la nappe ou encore émis trop de décibels à la fête d’anniversaire du petit dernier.

Monsieur Bush, lui, exprime le regret… d’avoir été insuffisamment préparé au déclenchement de la guerre en Irak! Insoutenable légèreté de l’être! Dérisoire euphémisme!

 

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Et quand on lui demande s’il redéclencherait la même guerre s’il  avait connaissance qu’aucune arme de destruction massive n’existe en Irak, alors, le président sortant se dérobe: « C’est une question intéressante. Ce serait revenir sur ce qu’on a fait, et c’est une chose que je ne peux pas faire »

Sûr que l’expérience acquise au cours de ses mandats ne l’ont pas préparé davantage à la moindre déclaration de bon sens! Alors, pour ce qui est des déclarations de guerre… Combien de mandats faudrait-il à cet homme-là pour être enfin préparé à formuler autre chose que des regrets d’après la bataille?

Photo: Reuters. Empruntée à l’article du Monde du 2/ 12 « Les regrets de G Bush après huit ans à la Maison Blanche. »

 

Partir de Thaïlande: à la recherche du temps arrêté à Revigliasco

La neige sur Revigliasco . Le vent. Les hauts sapins du voisinage secoués au-dessus du toit.

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Luca (7ans) a mal au ventre. Sa soeur, Auria (9 ans) ne veut pas se coucher. Leur papa, Nicolas, est en Thaìlande. Le séminaire qu’il anime est terminé, mais il ne peut pas rentrer. Les aéroports sont bloqués par des manifestants vêtus de gilets jaunes.

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Revigliasco est un village des collines de Turin. Alessandro Barrico , l’auteur du beau livre « Soie  » y a séjourné. En hommage, l’une des rues porte  son nom. Celle où se trouve la maison où nous séjournons arbore le patronyme d’un autre écrivain: Théophile Gautier ! Je ne connais pas encore la raison de ce choix. Probablement s’est-il arrêté à Revigliasco. Dans l’une de ses demeures aux terrasses dominant la plaine du Pô. Immenses murs au crépis safranés ou teintés d’ocres rouges. Fenêtres aux lourdes grilles. Treilles. Statues de pierres polychromes au détour du chemin. Chapelles blanches. Ruelles montantes et descendantes. Commerces minuscules où les gourmandises piémontaises sont vendues à prix d’or. Village cossu dont l’histoire se perd dans le lacis du temps arrêté. Villas cachées.

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La région compte de si nombreuses plumes de talent: Italo Calvino, Cesare Pavese, Primo Lévi…Nous reviendrons pour les rencontrer.

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Plus tard, on apprendra le retour de Nicolas par l’un des rares vols partant de U Tapao , aéroport militaire à 170 km de Bangkok. Il a de la chance d’avoir été programmé si tôt.

Dehors, la tempête s’est calmée. Les enfants vont pouvoir dormir.

Photo des manifestants du PAD en Thaïlande empruntée au Bangkok post

La solution: Umberto Eco dans « Le nom de la rose »

Bravo à Dominique Hasselmann qui a trouvé la solution, du premier coup et de grand matin, laissant Alain.L pénalisé par le fait d’avoir pris le temps d’un petit déjeuner avant de consulter l’énigme du samedi!!!

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Mais Tilu,

Dom.A

oceania

Claudialucia

Posuto

Jeandler, tous, étaient sûrs de la réponse!

Eh oui, il s’agissait bien du célèbre roman de Umberto Eco , « Le nom de la rose ».

A tous ceux privés d’intuition matinale, le repérage de quelques mots-clés: labyrinthe, pastiche policier, roman initiatique, menait à la solution sur internet.

Sherlock Holmes apparaît dans le libellé, puisque, on s’en souvient, le moine franciscain Guillaume de Baskerville, dont le rôle sera d’enquêter sur une série de crimes commis au sein d’une abbaye, renvoie à la complicité malicieuse de l’auteur avec le roman de Conan Doyle,  « Le chien des Baskerville ».

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« Le nom de la rose » est un récit s’appuyant sur sept chapitres. Ce chiffre, évidemment symbolique, représente le nombre de jours, de meurtres et d’étapes nécessaires à l’enquête. L’intrigue est  nouée autour du récit de la découverte d’un manuscrit aboutissant aux conclusions d’un narrateur devenu vieillard.

A l’instar des principaux personnages renvoyant à quelques illustres penseurs, écrivains ou philosophes, comme Borges , la bibliothèque de l’abbaye joue  un rôle prépondérant. Elle symbolise le monde entier, tout comme la bibliothèque de Babel. Et la fin de l’abbaye dans un incendie traduit l’ inversion des valeurs allant de la conservation à la destruction.

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Ainsi, métaphore du Labyrinthe des chemins de la connaissance, ce roman a obtenu le prix Médicis en 1982. Il a séduit un immense public par sa construction étonnante, ses références  et mises en abîme, son écriture aussi qui a suscité plus d’une vocation mimétique, du Da Vinci Code, à Harry Potter? Ou l’inverse, allez savoir!

Photo de l’abbaye de San Michele, en Piémont, ayant servi de décor au film réalisé à partir du « Nom de la rose », empruntée à ce site.

Tableau: « La confusion des langues » par Gustave Doré.

L’énigme du samedi: au coeur du labyrinthe

Sherlock Holmes aurait-il retrouvé son chemin?

Quelle Ariane, pour guider le lecteur

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à travers les arcanes brûlantes de la découverte?

Pastiche du genre policier ou roman initiatique?

Mais j’en ai déjà trop dit:

Déjà vous avez deviné

l’auteur et le nom de son célèbre ouvrage!

IllustrationEnluminure en forme de Labyrinthe  ornant une initiale du Livre de Kells (réalisé par des moines celtes en 800).