Un rendez-vous unique autour du livre de Marc Wonga Mancoba

A tous les passants de ce blog, heureux Parisiens, ne manquez pas le rendez-vous suivant:

Sortie du  magnifique livre d’art écrit et illustré par Marc Wonga Mancoba :

« Des taxis pour le ciel ».

éditions Area, direction Daniel Meiche

Autour de lui, l’enchantement des musiques métisses, intemporelles et sans limites d’espaces, apporté par le trio « Rue du griot« , avec Renaud Spielmann, Papa Diabaté et Serge Morne.

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Fondation Dosne-Thiers, 27 place St Georges, 75009 Paris

Jeudi 14 janvier 2010, à partir de 17h 30.

La solution: « L’idiot  » de Dostoïevski

Claudia Lucia! Magique! Bravo! Il s’agissait bien de « L’idiot », ce personnage décalé, dérangeant pour la société qui l’entoure. Figure de Christ non crucifié, mais terrassé par l’épilepsie.

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C’est peut-être le critique littéraire allemand Erich Auerbach, ( 1892-1957), qui donne les meilleures clés à une possible compréhension de l’oeuvre.  En 1942, obligé de fuir l’Allemagne nazie, il écrit en Turquie où il est exilé, son célèbre « Mimesis, la représentation dans la litérature occidentale » . Il examine  dans cet ouvrage une large part du patrimoine littéraire mondial allant de Homère à Virginal Woolf!!!

Pour lui, « en créant des personnages qui sont à la fois des saints et des idiots, Dostoïevski s’inscrit en fait dans une tradition chrétienne qui remonte au Moyen-Âge. Erich Auerbach  fait ainsi remarquer en effet que ce mélange de divin et du grotesque était très prisé de certains ordres monastiques, notamment les franciscains. Il en fait l’un des moments clés de la fondation de l’esthétique du roman occidental, et une rupture avec la tradition antique de la séparation des styles. Et d’une certaine façon, c’est bien le christianisme (une certaine interprétation du christianisme tout au moins) qui est à l’origine de cette révolution : puisque le divin peut cohabiter avec l’humain, alors le sublime peut cohabiter avec l’humble, et le tragique avec le comique. On peut suivre cette tradition « franciscaine » tout au lond de l’histoire de la littérature occidentale : chez Trois Contes en particulier), Schwob (Les vies imaginaires), Dostoïevski bien sûr, chez Kafka (L’artiste de la faim, par exemple), John Cowper Powys, etc. »

Source trouvée ici

L’énigme du samedi: fascinant ou moqué

Quel accueil aujourd’hui

lui serait réservé?

Quel nom lui donnerions-nous?

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Par qui serait-il approché ou moqué

sur la scène publique des plateaux télévisés?

Pour faire le pitre ou refléter l’intemporelle

comédie humaine?

L’ouvrage qui le nomme

nous fascine toujours.

Evidemment, ce n’est pas Charlot.

Trop facile!

Qui est donc ce personnage

dérangeant ?

Quel écrivain l’a inserré

dans une fresque sociale inoubliable?

 

 

La solution: Voltaire et son « Traité sur la tolérance »

Le fameux Traité de Voltaire, « sur la tolérance » (1763), mériterait certainement un regain d’intérêt.

Chr. Bohren  et Jandler  ne s’y sont pas trompés une seconde!

Chacun se souvient en en effet de l‘affaire Calas où Jean Calas, protestant, était accusé d’avoir assassiné son fils parce que ce dernier s’était converti à la religion catholique. En participant à la réhabilitation de J. Calas  (qu’il pensait coupable dans un premier temps), Voltaire conduit un réquisitoire toujours d’actualité, contre tous les fanatismes et superstitions liées à la religion quelle qu’elle soit.

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En entendant l’autre jour, sur les ondes de France-Inter, des propos lénifiants sur le dialogue inter-religieux, je me suis prise à rêver d’un Voltaire revenu parmi nous  afin de bousculer le ronronnement quotidien du discours politiquement correct. L’invitée affirmait que ce qui causait problème dans notre société aujourd’hui, ce n’étaient pas les croyants (car, disait-elle, finalement, tout le monde sait qu’il s’agit du même dieu, les prophètes changent, mais l’accord peut se faire), non, ce sont les non-croyants qui posent problème avec leur recours permanent  à la laïcité, etc…

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On croit rêver, justement! Et de poursuivre sur le fait que les non-croyants avaient tendance à prendre les croyants pour des simples d’esprit, des primitifs, etc… Les pauvres, comme si les croyants avaient besoin de la caution intellectuelle des croyants pour croire! Non, mais qu’on nous laisse un peu respirer et vaquer à nos pratiques païennes , à nos nuits de lumière en plein solstice d’hiver, au souvenir du culte de Mithra

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dont les manifestations sont plus présentes qu’on ne le croit, aux liturgies du Nord, au plaisir de faire plaisir grâce aux orgies de cadeaux, sans culpabilité aucune, n’en déplaise aux censeurs religieux de tout poil. Oui! Qu’on nous laisse encore profiter de l’odeur du sapin et de la volaille rôtie, des images apocryphes d’un nouveau-né dans un dénuement attendrissant, des stéréotypes rassurants d’un papa noël généreux (et tant pis si Coca Cola est redevable de sa silhouette )…en toute bonne et pleine conscience de nos formatages et conditionnements. Une toute petite différence avec l’univers religieux. Toute petite, certes, mais qui vaut son pesant de liberté assumée. Et Voltaire me pardonnera, j’en suis sûre, les rapprochements tirés par…les rennes (je voulais dire, évidemment, par les cheveux!)

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L’énigme du samedi:la cible probable du politiquement correct

Son réquisitoire

ferait de lui la cible

de tous les penseurs et censeurs et piètres détenteurs

du poliquement correct.

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L’histoire des idées et de la justice, parfois,

marche à reculons.

Cette cause célèbre, en tout cas, fit grand bruit à l’époque

où la burka ne tenait pas encore le devant de la scène.

De quel réquisitoire s’agit-il?