L’énigme du samedi: quand seule la littérature permet d’exister…

Retrouver sous sa plume

ses aspirations aux exploits héroïques,

lui, le seigneur sans  château,

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le chevalier sans adoubement,

si cruellement conscient de la dure réalité.

Lui, dont la vie elle-même est un roman

d’aventures, d‘errance et de quête identitaire.

Lui qui déçu par son choix professionnel initial, avoue

qu’il ne lui reste que la littérature comme moyen d’existence !

Effectivement, son oeuvre crée un nouveau genre littéraire…

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Quel est donc  cet écrivain?

Et son oeuvre la plus emblématique?

La solution: Collodi, Pinocchio et son nez de menteur…

Vous avez trouvé sans même l’aide d’un pianotage google.

C’est Alain qui a été  réellement le plus perspicace ! Car oui,  en effet (nous le savons depuis l’enfance), quel meilleur indicateur de mensonge que notre  nez?

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Pinocchio est, comme on le sait, le héros d’un célèbre conte moderne, chef-d’œuvre universel de la littérature pour enfants : Le avventure di Pinocchio. Storia di un burattino (Les aventures de Pinocchio. Histoire d’un pantin), du journaliste et écrivain italien, originaire de Toscane, Carlo Lorenzini, plus connu sous son nom de plume : Carlo Collodi – (né et mort à Florence 1826-1890).

Quel meilleur détecteur de mensonges, nous le disions, qu’un nez qui s’allonge, qu’on gratte ou touche sans y prendre garde? Les observateurs de la gestuelle humaine, les chercheurs de l’Ecole de Palo Alto, comme E.T. Hall , par exemple, font un lien entre le fait de passer négligemment  la main sur le nez et celui de ne pas être tout à fait ou complètement sincère.

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Si rien n’est absolu dans l’observation du geste humain en relation avec la sincérité, le rapport entre les mensonges proférés par le héros de Collodi et l’allongement de son nez de bois révèle sans coup férir l’infaillibilité de la mesure.  C’est très simple. Plus Pinocchio ment, plus son appendice nasal croît!

Tout est clair et sans discussions . Quoi qu’en dise cet autre, enfin confondu!

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Notre ami Jef peut respirer.(cf son commentaire déposé après l’article « Bush emprunte à Diderot … »)

vignette empruntée à ce site

L’énigme du samedi: de l’infaillibité des détecteurs de mensonges

c’est un détecteur de mensonges

infaillible

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qu’on verra un jour(peut-être)

confondre

un autre que celui dont nous parlons aujourd’hui

et qui appartient au patrimoine littéraire mondial.

Je suis  bien sure

que vous avez deviné immédiatement

celui dont nous parlons aujourd »hui

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et, de ce fait,

l’ouvrage dont il est question

ainsi que son auteur.

Image  du détecteur empruntée à ce blog.

La solution: Umberto Eco dans « Le nom de la rose »

Bravo à Dominique Hasselmann qui a trouvé la solution, du premier coup et de grand matin, laissant Alain.L pénalisé par le fait d’avoir pris le temps d’un petit déjeuner avant de consulter l’énigme du samedi!!!

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Mais Tilu,

Dom.A

oceania

Claudialucia

Posuto

Jeandler, tous, étaient sûrs de la réponse!

Eh oui, il s’agissait bien du célèbre roman de Umberto Eco , « Le nom de la rose ».

A tous ceux privés d’intuition matinale, le repérage de quelques mots-clés: labyrinthe, pastiche policier, roman initiatique, menait à la solution sur internet.

Sherlock Holmes apparaît dans le libellé, puisque, on s’en souvient, le moine franciscain Guillaume de Baskerville, dont le rôle sera d’enquêter sur une série de crimes commis au sein d’une abbaye, renvoie à la complicité malicieuse de l’auteur avec le roman de Conan Doyle,  « Le chien des Baskerville ».

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« Le nom de la rose » est un récit s’appuyant sur sept chapitres. Ce chiffre, évidemment symbolique, représente le nombre de jours, de meurtres et d’étapes nécessaires à l’enquête. L’intrigue est  nouée autour du récit de la découverte d’un manuscrit aboutissant aux conclusions d’un narrateur devenu vieillard.

A l’instar des principaux personnages renvoyant à quelques illustres penseurs, écrivains ou philosophes, comme Borges , la bibliothèque de l’abbaye joue  un rôle prépondérant. Elle symbolise le monde entier, tout comme la bibliothèque de Babel. Et la fin de l’abbaye dans un incendie traduit l’ inversion des valeurs allant de la conservation à la destruction.

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Ainsi, métaphore du Labyrinthe des chemins de la connaissance, ce roman a obtenu le prix Médicis en 1982. Il a séduit un immense public par sa construction étonnante, ses références  et mises en abîme, son écriture aussi qui a suscité plus d’une vocation mimétique, du Da Vinci Code, à Harry Potter? Ou l’inverse, allez savoir!

Photo de l’abbaye de San Michele, en Piémont, ayant servi de décor au film réalisé à partir du « Nom de la rose », empruntée à ce site.

Tableau: « La confusion des langues » par Gustave Doré.

L’énigme du samedi: au coeur du labyrinthe

Sherlock Holmes aurait-il retrouvé son chemin?

Quelle Ariane, pour guider le lecteur

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à travers les arcanes brûlantes de la découverte?

Pastiche du genre policier ou roman initiatique?

Mais j’en ai déjà trop dit:

Déjà vous avez deviné

l’auteur et le nom de son célèbre ouvrage!

IllustrationEnluminure en forme de Labyrinthe  ornant une initiale du Livre de Kells (réalisé par des moines celtes en 800).

La solution: « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller

Si l’intuition n’était pas suffisante (bravo encore une fois à  Alain et aussi à Claudialucia  qui a corroboré la réponse), l’énigme était  facile à trouver avec le libellé « pièce, allégorie de l’hystérie collective », faisant immédiatement surgir Arthur Miller et « Les sorcières de Salem ».

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Il faut dire cependant qu’on a un peu oublié ce genre littéraire, ancré dans une réalité historique, mais la dépassant de manière à englober toutes les époques et tous les lieux . Les « sorcières » poursuivies en 1692 à Salem Village (actuel Danvers), deviennent ainsi les  figures allégoriques de l’obsession hystérique du repérage et dénonciations   des minorités, visibles ou non, réelles ou inventées…

En 1953, au moment où Arthur Miller écrit sa pièce, l’Amérique à peur du rouge. Si le Maccarthisme des années 1947 à 1953, a pû être  surnommé « The red scare », c’est qu’il impose, en effet, son impitoyable chasse aux communistes comme un écho aux lointains événements de Salem Village.

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« Witch Hill » ou Le martyr de Salem, par Thomas Slatterwhite Noble

Toute ressemblance avec des événements ayant pu se dérouler de nos jours, ici et dans le monde entier, est, bien évidemment, invraisemblable.

the red iceberg est emprunté à ce site