L’énigme du samedi: quand seule la littérature permet d’exister…

Retrouver sous sa plume

ses aspirations aux exploits héroïques,

lui, le seigneur sans  château,

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le chevalier sans adoubement,

si cruellement conscient de la dure réalité.

Lui, dont la vie elle-même est un roman

d’aventures, d‘errance et de quête identitaire.

Lui qui déçu par son choix professionnel initial, avoue

qu’il ne lui reste que la littérature comme moyen d’existence !

Effectivement, son oeuvre crée un nouveau genre littéraire…

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Quel est donc  cet écrivain?

Et son oeuvre la plus emblématique?

Lettres de Singapour (2): pendant qu’le lion n’y est pas…

Promenons-nous dans la ville. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Sécurité assurée.

On raconte pourtant qu’un lion…

C’était il y a longtemps. Le dernier fut tué par un chasseur émérite, sous le billard du célèbre Hôtel Raffles. Claude-Michel Cluny rapporte avec humour l’anecdote  du début du XX° siècle, dans son livre, « Singapour, la ville du lion« . Le lion en question s’était en fait échappé d’un cirque!

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Il n’importe. Il n’y a jamais eu de lion en Malaisie, écrit Claude-Michel Cluny. Mais,  au XIII° siècle, rapporte-t-il encore, la légende raconte qu’un jeune prince venant de Java se serait trouvé nez à nez avec cet animal. Les historiens en doutent. De lion, point, mais des tigres, si. Peut-être le jeune sultan a-t-il donc rencontré un tigre que son imagination  affolée a paré de la crinière du roi des animaux. Il n’en reste pas moins que la ville cache en son nom l’effigie de ce lion mythique. En sanscrit, Singa Poura signifie « la ville du lion ». Mais Singapour est également née de la mer. Qu’à cela ne tienne, son emblème sera cet animal  unique, jamais rencontré ailleurs, à tête de lion et queue de poisson: le merlion!

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Promenons-nous ainsi dans la ville. A la découverte de ce fauve sorti des eaux. Le long des quais aux multiples restaurants branchés. Empruntons même, ces rues entières climatisées…

Oui, je sais, patience. Oui, je n’ai pas encore tout dit, tout raconté…

Avançons pas à pas. D’abord à travers les toutes premières images. Nos premiers stéréotypes. Prenons le temps .

Lettres de Singapour: de l’exotisme de la cité idéale…

Tandis que s’embrase la colère au coeur des cités grecques et que s’insurgent dans les rues de Paris les lycéens en désaccord avec leur ministre , à Singapour, entre béton et bitume, les fougères géantes se lovent et croissent  dans le giron des arbres bordant les avenues.

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La ville bourdonne  de ses activités continues avec 7 heures d’avance sur celles de l’Europe. Luxuriance de sa végétation: une force jaillissante faite de troncs et palmes entre gratte-ciel et petites maisons des quartiers historiques.  singapour3.1228993620.jpg

A vous rendre optimiste le  plus déprimé des observateurs de la planète en péril!

Premier port du monde. Deuxième place financière d’Asie après le Japon. Planète vrombissante des échanges commerciaux entre toutes les nations. Escale plus qu’accueillante aux touristes de l’Asie du sud-est ou en transit pour l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Singapour-la-toujours-affairée, travailleuse de l’aube à son crépuscule inexistant. Et plus encore, active, infatigable dans la nuit étoilée de ses lumières électriques.

La ville est calme. Pas de défilés protestataires. Il fait chaud et humide. Dans le métro, il fait frais. Immenses espaces reléguant la claustrophobie au rang des pathologies oubliées. Dans les shopping-centers, il fait frais, aussi. La foule s’y presse, joyeuse. Fourmis arpentant les galeries. Immenses espaces aux creux desquels jaillissent des fontaines.

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Pas très loin, la mer…

Existe-t-il un envers au décor de cette cette cité idéale ? Une face cachée? Un autre côté du miroir que dévoilerait l’écriture d’illustres voyageurs?

Avançons pas à pas.

Certes, en France, l‘exotisme n’a jamais fait bon ménage avec la critique  littéraire. Sartre ne reprochait-il pas à Camus et aux autres, dans Qu’est-ce que la littérature? (Gallimard, 1948) de se servir de « la trame usée du pittoresque oriental ou africain »? Et Victor Ségalen ne fustigeait-il pas les écrivains du voyage les qualifiant ni plus ni moins de « proxénètes de la sensation du divers ».

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La quête risque ainsi d’être ardue.  Car s’il est sûr que nombre d’écrivains de langue française a séjourné à Singapour. Cocteau, Claudel, Malraux. ..ils se sont souvent gardés de plonger leurs plumes dans cette encre bleue des mers du sud qui les eût fait passer pour quelques amateurs d’images de pacotille! Quelques notes, par-ci, par-là, éparpillées témoignant de leur curiosité pour cette cité à l’épopée déroutante.

Inversement, les Anglais ont su raconter…Mais c’est une autre histoire. Dans une autre lettre. Un autre jour.

A suivre

La solution: Collodi, Pinocchio et son nez de menteur…

Vous avez trouvé sans même l’aide d’un pianotage google.

C’est Alain qui a été  réellement le plus perspicace ! Car oui,  en effet (nous le savons depuis l’enfance), quel meilleur indicateur de mensonge que notre  nez?

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Pinocchio est, comme on le sait, le héros d’un célèbre conte moderne, chef-d’œuvre universel de la littérature pour enfants : Le avventure di Pinocchio. Storia di un burattino (Les aventures de Pinocchio. Histoire d’un pantin), du journaliste et écrivain italien, originaire de Toscane, Carlo Lorenzini, plus connu sous son nom de plume : Carlo Collodi – (né et mort à Florence 1826-1890).

Quel meilleur détecteur de mensonges, nous le disions, qu’un nez qui s’allonge, qu’on gratte ou touche sans y prendre garde? Les observateurs de la gestuelle humaine, les chercheurs de l’Ecole de Palo Alto, comme E.T. Hall , par exemple, font un lien entre le fait de passer négligemment  la main sur le nez et celui de ne pas être tout à fait ou complètement sincère.

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Si rien n’est absolu dans l’observation du geste humain en relation avec la sincérité, le rapport entre les mensonges proférés par le héros de Collodi et l’allongement de son nez de bois révèle sans coup férir l’infaillibilité de la mesure.  C’est très simple. Plus Pinocchio ment, plus son appendice nasal croît!

Tout est clair et sans discussions . Quoi qu’en dise cet autre, enfin confondu!

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Notre ami Jef peut respirer.(cf son commentaire déposé après l’article « Bush emprunte à Diderot … »)

vignette empruntée à ce site

L’énigme du samedi: de l’infaillibité des détecteurs de mensonges

c’est un détecteur de mensonges

infaillible

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qu’on verra un jour(peut-être)

confondre

un autre que celui dont nous parlons aujourd’hui

et qui appartient au patrimoine littéraire mondial.

Je suis  bien sure

que vous avez deviné immédiatement

celui dont nous parlons aujourd »hui

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et, de ce fait,

l’ouvrage dont il est question

ainsi que son auteur.

Image  du détecteur empruntée à ce blog.

Rendez-vous à Singapour

Voyage.

Vendredi matin. Arrivée à singapour.

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Pendant quelques mois, ce blog se fera observateur des rues de la ville. De ses halls populaires et gourmands. De ses quais réhabilités.  De son activité. Pendant quelques mois, un petit air d’Asie viendra se mêler à l’observation quotidienne de ce qui s’écrit ici, là-bas, ailleurs. Hier et aujourd’hui. Rien de changé, en fait, grâce au miracle de cette toile qui nous relie d’un point à un autre de cette terre bleue comme une orange.

Et pour ménager la transition, Ecritures du monde ne déroge pas à sa règle hebdomadaire.

Nous nous retrouvons samedi pour la prochaine énigme littéraire.

N’oubliez pas de faire sonner votre réveil!

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