La solution: « Mort de quelqu’un » de Jules Romains

Ce n’était pas facile! Il ne suffisait pas de pianoter pour aboutir à cette « Mort de quelqu’un » publié par Jules Romains en 1911. Mais Motsaïques a trouvé.

J’ai, quant à moi, découvert l’ouvrage dans la bibliothèque d’un ami, la semaine dernière. Il ne m’était jusqu’alors jamais tombé entre les mains! Il faut dire que Jules Romain ne trône pas en numéro un parmi la liste des auteurs les mieux vendus dans les librairies. Essayez par ailleurs de vous procurer « Les hommes de bonne volonté« , grâce à Internet, vous mesurerez l’oubli au fond duquel l’écrivain est tombé ! Merci tout de même aux vendeurs d’occasions!

Et pourtant, l’écriture de Jules Romains est étrangement contemporaine. Style épuré. Phrase courte. Distanciation du narrateur. Le cinéma nous a aujourd’hui habitués à cet enchaînement rapide des plans. Au même moment que se passe-t-il? On se rappelle l’ouverture d' »Amélie Poulain« qui  est devenue l’archétype du procédé narratif: « Unanimisme »! Ainsi Jules Romains avait-il nommée, cette manière de voir et de dire l’ensemble des micro phénomènes composant tel ou tel événement. Lorsque son héros solitaire meurt, dès le début du roman, sa présence est encore tangible, portée par ce que provoque la découverte de sa mort chez ses voisins qu’il ne fréquentait pas, par le télégramme qui arrive au village de ses vieux parents, par le voyage du père jusqu’à Paris…Chaque geste, chaque souffle composent le tout auquel chacun appartient. Grand défi que celui de Jules Romains cherchant par l’écriture à révéler la partition de l’instant où chaque quidam détient la clé de l’accord suivant!

La solution: « Les pauvres gens » de Dostoïevski

Nanouche a dit juste. Il s’agissait bien du premier roman de Fédor Dostoïevski, paru en 1846, « Les Pauvres gens« , inspiré lui-même du »Manteau » de Gogol, dont il présente une sorte de pastiche.

 « le roman Les Pauvres gens peut être intégralement considéré comme une parodie, non pas satirique, mais sentimentale et pathétique par le ton, puisqu’il s’agit manifestement d’une transformation de la nouvelle de Gogol intitulée Le Manteau (1842), mentionnée en clair dans le roman. D’autres exemples de parodie existent (également tirée de Gogol), mais la question centrale de l’œuvre reste celle de la « pitié sociale ».

Extrait de Wikipedia

On voit qu’en pianotant le texte du libellé, la solution de l’énigme apparaissait immédiatement.

 

L’énigme du samedi: Des gens modestes

Les deux héros sont plus que modestes

ils sont pauvres,

un froid de gueux emprunté ici

mais il s’aiment.

Un roman épistolaire

raconte leur histoire.

C’est le premier roman de cet immense auteur

qui « donne un avant-goût

des épouvantables visions de pitié » qui caractérisent

l’ensemble de son oeuvre.

Quel est donc ce roman

et qui l’a écrit?

La solution: Le voyage à Nuremberg de Hermann Hesse

Cet ange noir, à l’angle d’une rue de Nuremberg, n’a certainement pas de connotation maléfique. La ville, autour de lui, bat au rythme tranquille d’une fin de dimanche après-midi. Février. L’hiver traîne encore autour des fontaines. Le vent est froid. Les pavés mouillés reflètent du ciel bas, sa lumière métallique.

Nuremberg fut la ville des célèbres procès. Ville détruite et rebâtie à l’identique avec ses clochers, ses tours, ses remparts qui ne la protégèrent pas du nazisme, au contraire.

« Pourquoi Nuremberg devient-elle dès 1927 la ville du NSDAP ? L’affiche ci-dessus amène un élément de réponse. Il est écrit « de la ville des diètes d’empire (Reichstage) à la ville du congrès du parti du Reich (Reichsparteitage). » Entre le XIe siècle et le XVIe siècle, la plupart des empereurs germaniques résident une partie de l’année à Nuremberg. Depuis la Bulle d’or de 1356 de l’empereur Charles IV, chaque nouveau souverain a l’obligation de réunir la première diète de son règne à Nuremberg. On comprend évidement la volonté des Nazis d’inscrire un lien symbolique entre le Saint Empire romain de nations germaniques et le IIIe Reich en choisissant cette ville. »

Photographie prise au Dokumentationszentrum (DZ). Extrait emprunté à ce site.

Le voyage à Nuremberg, publié en 1927, par Hermann Hesse (1877- 1962), ne retrace évidemment pas le passé nazi de la ville. Il s’agit d’un parcours initiatique après la première guerre mondiale. Mais l’écrivain écrira d’autres ouvrages, comme « Le jeu des perles de verre » qui contribueront à l’obtention de son prix Nobel, en 1946.

 

L’énigme du samedi: Miroirs d’hier pour comprendre le monde aujourd’hui

C’était hier.

mais la lucidité de son testament intellectuel

frappe le lecteur contemporain.

De même,  sa dénonciation des nationalismes

et son plaidoyer pour l’Europe

rejoignent- pour notre plus grande crainte-

ce que nous vivons aujourd’hui.

Quel ouvrage est évoqué dans ces lignes

et qui l’a écrit?

Illustration: Le miroir ardent de Buffon.