L’âme des poètes… pour Aimé Césaire

L’âme des poètes :

« Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu

leurs chansons courent encore dans les rues… »

AIMÉ CÉSAIRE Partir.
Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-panthères je serais un homme-juif
un homme-cafre
un homme-hindou-de-Calcutta
un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture
on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer – parfaitement le tuer – sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne
un homme-juif
un homme-pogrom
un chiot
un mendigot
mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot?

extrait de  » Cahier de retour en pays natal » emprunté sur ce très beau blog

A visiter également le billet de P Assouline .

4 commentaires sur “L’âme des poètes… pour Aimé Césaire

  1. La mort nous laisse, entre les maux qu’elle provoque, la douleur d’apprécier trop tard et trop peu l’éloquence d’un homme simple. Ses mots – après la mort – resteront pour réparer l’erreur du temps. Comme le chantait Trenet. Comme la lecture de ce poème aujourd’hui. Vive les mots.

    Pierre R. Chantelois

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