« L’ombre de la lumière »: l’écriture picturale de Kathrin Kienel-Mayer

La peinture de Kathrin Kienel-Mayer ,
réflexion sur l’enracinement et l’envol

Les lecteurs de ce blog connaissent déjà Kathrin par ses textes. Mais ils pourront découvrir à présent ses toiles, qu’elle expose en France du 5 au 26 septembre. (cf les indications au bas de cet article). Il faut y courir vite. Car les toiles de Kathrin Kienel-Mayer sont un véritable sésame pour un voyage immobile à travers l’espace et la matière.

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Explosion des couleurs portées jusqu’à l’incandescence. Le soleil n’est plus une planète, c’est l’entité lumière. Le support concret de la représentation guide vers l’idée absolue du rayonnement lumineux et de la chaleur. On se brûlerait presque le regard à approcher le diptyque rouge et or intitulé Naissance du soleil qui renvoie à la fournaise d’un astre dont dépend la vie, mais qui pénètre aussi le rougeoiement sensuel d’un cœur battant, dans cet infini de l’espace et de nos sentiments.

A l’opposé, les bleuités de la nuit de la Série sur la lune, « la douce nuit qui marche », aurait dit Baudelaire, enveloppent de leurs eaux profondes et rassurantes, nos corps arrêtés devant la toile.

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Morceau de lune arraché au ciel sombre, grains de sable tombés des étoiles. Matérialité des empreintes de nos pas dans le désert d’ici et de l’au-delà… Nous ressentons le Baiser de la lune. Car les toiles de Kathrin sont aussi et surtout réflexion sur l’enracinement et l’envol. Sur la trace laissée dans le sol et le désir d’horizon.

Retour à la terre originelle, à la matrice, celle qui a enfanté et fait grandir Kathrin. Chacun appartient à un village qui est patrie des jours fondateurs de nos identités. Kathrin capte ainsi ce monde enraciné. C’est ce qui lui donne une incroyable énergie. Une force peu commune et, paradoxalement, cette soif d’ailleurs et des autres. L’univers des autres dans  Rencontre ou Ensemble. Cheminement de couleur conduisant de la terre natale dans PatrieSouvenirs, ou Adieu, à la terre des autres, faite de matières et de couleurs différentes. Nos petits cailloux ne sont pas les mêmes d’un enracinement à un autre. Connaissance du monde moulée dans des formes colorées . Jeu des collages. Epaisseur et complexité de l’Europe et du monde.

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Comme on le voit, l’œuvre de Kathrin est bâtie selon un rythme qui va de la captation intime à la rencontre d’autres captations tout entières tournées vers nous qui regardons ses toiles et qui nous inscrivons dans le vaste univers qu’elle appréhende. Superbe mise en abîme d’une peinture plus que généreuse ! Jaillissante ! Donnée à ressentir dans la plénitude de l’instant et sans aucun détour.

 

Kathrin Kienel-Mayer est née à Innsbruck, Autriche, en 1966. Pendant ses études de langues et d’économie, elle s’engage dans le théâtre auquel elle s’adonne depuis vingt-cinq ans. En 2004 elle découvre la peinture à l’acrylique et des matériaux comme les pigments de couleur, les sables, les terres et les cendres. La création artistique lui permet de trouver un moyen d’expression personnel, mais aussi de bâtir un lien permettant la communication entre le monde de l’art et celui de l’économie dans lequel elle travaille comme conseiller d’entreprises à Vienne.

 

Le Musée de la Lithographie

vous invite à la présentation des oeuvres de

Kathrin Kienel-Mayer

sur le thème

« L’Ombre de la Lumière »

 

Vernissage

Samedi 5 septembre 2009 de 16h à 19h

en présence de l‘artiste

 

Exposition

Du 5 au 26 septembre 2009

Du mardi au samedi, 13h à 17 h

 

Musée de la Lithographie Paule Claeyssens,

21 rue Camille Desmoulins,

59116 Houplines,

sur rendez-vous Tél: 03 20 30 62 34

www.musee-lithos.org

contact@musee-lithos.org

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« Patrie » – Détail – Acrylique et matériaux sur toile 80 x 90 cm

19 commentaires sur “« L’ombre de la lumière »: l’écriture picturale de Kathrin Kienel-Mayer

  1. Elle travaille comme conseiller d’entreprise ? Qu’elle continue, ça sera moins catastrophique visuellement. C’est même pas nul, c’est juste rien, et bourré de prétentions en plus. Mais tout le monde est content parce qu’il peut se donner l’impression de penser en regardant ce vide esthétique qui cumule tous les poncifs de l’art plastique. Enfin…

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  2. Pas b’soin d’ rajouter de l’humour, c’est déjà assez burlesque en soi— mais sans le faire exprès. En plus, si vus appelez peinture ou art le fait d’taler un pot d’ peinture sur de la toile ou sur un panneau quelconque, c’est que vous avez rien compris à la peinture et tout à la cuistrerie du galerisme et du Kritique d’Art. Parce que la prétention est de leur côté, contrairement à ce que vous essayez de faire croire. Ceux qui tiennent le haut du pavé, c’est pas moi. Alors, la pose de la victime quand on pète dans la soie, à d’autres…
    Quant à mon pseudo, il me permet de différencier ceux-ci de ceux-là.

    C’est quoi pour vous l’Art Contemporain ? Pensez-y, parce que Van Gogh « faisait » aussi de l’Art Contemporain à son époque, mais l’époque lui disait que non. Les pompiers d’aujourd’hui sont représentés parce ux que vous appelez Art Contemporain.
    Mettez en perspective, au lieu de vous rouler dans la fange de la pensée commune. Je sais, c’est moins glorifiant. Bien à vous.

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  3. L’impressionnant c’est tous ces commentareux nuls qui font oui-oui des deux mains, comme à la télé…

    Explosion des couleurs et gniagniagnia… des kilomètres de gerbi qu’on n’ose suivre à la trace…

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  4. mon chien aussi a osé japper en plein recueillement, ça brise un tantinet l’harmonie spirituelle du salon, tout semblait parfaitement propre, avant qu’il ne lève la patte. Pourtant, à mes naseaux, c’est bien la seule bonne odeur qui me vient dans cet atmosphère feutré et renfermé.
    Mais je le trouve encore trop propre, mon chien aussi. Bien élevé. Il fait là où ça se nettoie facilement. Soyez douce, allons, madame Chantal.
    Je ne ferai pour ma part pas sur les toiles, qui ne sont rien, comme mon chien aussi, avec beaucoup de goût, l’a relevé.
    Je ferai sur les textes gribouillés entre les toiles, qui sont les excréments les plus odorants du musée.
    Je sors donc, humer les trottoirs, sur lesquels je vous serai gré de ne rien écrire.

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  5. Sachez dame Chantal qu’un chevalier Ni Ni pourfend la pédanterie dans les moindres recoins de l’univers, plus Paris (notez l’ampleur de la tâche).
    Et j’ai juré. Maudissez-moi avec douceur et miséricorde.

    Pour être plus sérieux, je vous trouve plus drôle dans vos commentaires que dans vos textes. Je sais qu’il y a du bon en vous.
    Mais censeurs…
    Allez, j’y vais.

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  6. J’ suis d’accord avec Florian, devez pas être la mauvaise cavale, si j’ peux m’ permettre. Donc, j’ vous salue bien… Et hop ! les éperons dans le flancs et cataclop-cataclop-cataclop…

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