La solution: Tom Wolfe dans « Le bûcher des vanités »

Si l’intuition immédiate ne suffit pas, il vous reste à pianoter « natures mortes » et « morale catholique ». Vous faites ainsi surgir le mot « vanité »: « Le terme n’apparaît qu’à la fin du XVII ° …. sous la forme de vanités à la morale catholique, tandis que l’Europe du nord, » tout simplement  à partir de l’article de Wikipedia.

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Les vanités étaient en effet des tableaux représentant principalement des objets ou toute scène  évoquant « la précarité de la vie et l’inanité des occupations humaines » jusqu’au XVII° siècle où on les désignera en France par « Natures mortes ».

Redonnant vie aux enseignement de l’Ecclésiaste: « vanitas vanitatum omnia vanitas (vanité des vanités, tout est vanité) »…le moine Savonarole , bien qu’il ne fût pas l’inventeur du genre,  fit élever au XV° siècle, des bûchers, afin de brûler en place publique les marques ostentatoires des trop grandes richesses des princes de Florence et de l’église..La luxuriance des objets (miroirs, robes, bijoux, cosmétiques, tableaux de nus…) était ainsi combattue sans relâche au grand dam du clergé officiel trouvant ce moine trop zélé.

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« Le bûcher des vanités » est donc la solution de l’énigme du jour. Best-seller en 1987, le livre sera-t-il à nouveau mis en lumière à la vitrine des libraires? Pierre Assouline , (dans un billet magnifiquement illustré par une photo de Jean-Michel Berts),  l’année dernière, s’interrogeait sur l’opportunité de rapprocher le New York de 1987 du New York de 2007. Et en 2008, qu’en est-il? Car tout de même. Voilà un titre pérenne et une intrigue au châtiment prémonitoire.

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Extraits de la critique au moment de la sortie de l’ouvrage:

Le Monde: Cauchemardesque, fascinant, drôle et passionnant, le livre qu’il faut avoir lu sur ce qui est aujourd’hui la  » ville moderne  » par excellence. Les Echos: » The  » roman encore jamais écrit sur New York et ses épicentres mondialement nerveux : la Bourse et les conflits raciaux… L’argent, la politique, la presse, la justice, le courage et la lâcheté, du grand spectacle en cinémascope. Marie-Claire: Le Bûcher des vanités… cet incendie de mots éclairant la nuit contemporaine.

Tableau: Philippe de Champaigne (1602-1674)

Tableau anonyme(1498): Le bûcher des vanités Piazza della Signoria à Florence.

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