Qui déchiffrera le monde après le départ d’Umberto Eco?

C’était un géant. Un géant débonnaire et gourmand de tout, de l’humour, de la vie, des mots et des signes qui donnent sens ou non à la vie.

Ce philosophe de formation, célébré sur le tard alors qu'il approchait de la cinquantaine, a réussi un coup de maître avec son premier roman publié en 1980. «Le Nom de la rose» s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires et a été traduit en 43 langues.

photo empruntée ici

Un savant. Un honnête homme. C’est à dire un homme qui  connaît plus de choses sur le monde qui nous entoure que le commun des mortels. Mais ce n’était pas pour prouver une supériorité quelconque, c’était par gourmandise. Tout l’intéressait. Les mots, les traditions, la culture, la philosophie, l’observation des médias, la littérature, le plaisir de vivre. Pas Piémontais pour rien, là où s’invente le « Slow food »

C’était lui, Umberto Eco. Universitaire spécialiste de la science des signes (la sémiotique), il est internationalement connu du grand public par son roman « Le nom de la rose« (1980), écrit pour s’amuser, disait-il, puisque les gens ne lisent pas les essais! Image illustrative de l'article Le Nom de la rose (roman)

Le Rire, huile sur bois du XVe siècle, anonyme. Emprunté à Wikipedia

Six ans d’écriture quand même! Mais tout était là, tout prêt. Les recherches nécessaires à sa thèse sur St Thomas d’Aquin (1956). L’esthétique du Moyen Age. Il avait tout mis en notes, dressé des listes, détaillé des lieux, fait des croquis. L’espace! Ah! L’espace! C’était très important pour lui de comprendre l’espace, les lieux où se meuvent les hommes, ses personnages! Il ne restait qu’à puiser dans l’immense puits de ses connaissances…

Son grand-père, enfant trouvé dont le nom Eco, est l’acrostiche de l’expression latine ex coelis oblatus, « don de Dieu » lui lègue probablement  son insatiable curiosité et sagacité à interroger le mystère des signes. La disparition de son petit-fils, au beau milieu du labyrinthe de notre univers devenu impossible à déchiffrer, nous laisse  démunis, sincèrement tristes et totalement orphelins.

 

Dans une rue de Vienne, des clés sous la neige

5 Janvier 2016. Il neige sur Vienne.

Presque sous les pas du photographe, des clés protégées par un manteau de verre.

clés dans la neige1938. Les habitants juifs de cette rue du 9° arrondissement  de Vienne, la Servitengasse, ont été chassés de chez eux, exilés, déportés, assassinés…

Symbole de leur présence effacée, la clé des appartements qu’ils occupaient témoigne de leur absence dans la nuit de l’oubli.

« C’est avant tout l’absence de la présence juive qu’on honore », écrit Jérôme Ségal dans « La culture juive en Autriche », Les Temps Modernes, 64, n°654, pp. 90-98, racontant l’initiative des habitants actuels du quartier pour que la mémoire des disparus ne s’efface pas, grâce à l’oeuvre de l’artiste Julia Schulz. « Clés contre l’oubli ».

clés dans la neige 2

Photos: Guy Serrière

Un dimanche après-midi à Strasbourg : Place de la République, le sanctuaire d’or de l’arbre de paix,

ginko place république Strasbourg

photo: Olya Stasevich.

Dimanche 8 novembre 2015

C’est un dimanche tranquille d’avant l’hiver. Un dimanche d’avant le prochain vendredi.

Depuis, l’arbre de sagesse a perdu son feuillage. S’enfuit le réconfort de sa lumière dorée. Attente d’une autre saison, d’un autre jour, lointain, et, fermant les yeux, nous rappeler ses branches généreuses, le miroir de son âme à la nôtre emmêlée pour  trouver force et sens à la traversée de l’hiver.

Consolation des heures sombres: Caroline Sablayrolles et André Monteiro jouent Schubert et Beethoven à Strasbourg.Eglise St Pierre-le-Vieux protestante. Samedi 21 novembre à 20h.

Il ne faut pas manquer ce concert discret, presque secret, samedi prochain, à 20h, en l’église St Pierre-le-Vieux (protestant) toujours prête à accueillir chaleureusement la musique.  Et s’il ne faut pas manquer le prochain concert de Caroline Sablayrolles (dont j’ai souvent parlé dans ce blog) au piano et d‘André Monteiro au cor, c’est qu’il vient à point nommé, bienheureux et curieux hasard, apaiser la douleur des heures sombres que nous vivons.

st pierre

Qui a déjà entendu les 3 Klavierstücke de Schubert, composés en 1828 quelques mois avant la mort du compositeur et jamais joués ni même publiés de son vivant -Brahms les publiera pour la première fois en 1868-  sait à quel point l’oeuvre fait s’affronter l’effroi et la grâce, la douceur des berceuses au seuil des vies et le glas sombre, annonciateur de la mort. L’avant et l’après. Le monde d’ici-bas et celui de l’au-delà.

Qu’on ne s’y trompe pas, la « délicieuse » mélodie qui ouvre le deuxième mouvement -parfois jouée, même par les plus grands, jusqu’à la mièvrerie- n’est en rien suave ritournelle au bal de bergères endimanchées; non, la simplicité de son déroulement est sans affects. Petite musique de la vie, de l’origine à l’enchaînement des heures. Et parfois, des heures sombres, justement. Sombres grondements des entrailles du monde sous la main gauche, tandis que sonne, sous la main droite, inexorable, la cloche au clocher de ces villages à l’alentour de Vienne et que Schubert a tant parcourus.

village vienne

Puis, en écho, plus grave, résonne le glas. L’univers bascule. Mais non, pas encore. La vie reprend son cours. Renait la ritournelle. Une valse à mille temps…Et pour calmer la peur, pour consoler la peine, la sublime avancée en la bémol majeur  qui touche au-delà des mots, pénètre l’infini du mystère de la vie et de l’après-vie… »Trop éloquentes pour la parole » ces pièces pour piano communiquent des états d’âmes qui dépassent parfois les possibilités d’expression de la langue parlée, écrit Paul Badura-Skoda.

dans ce deuxième mouvement, Caroline Sablayrolles  est exceptionnelle. Par son jeu très sobre, elle offre à vivre toutes les confrontations en digne émule de Maria Joao Pires dont elle fut l’élève pendant quatre ans.  Elle emprisonne l’attention frivole et permet grâce à sa compréhension profonde de chaque phrase musicale, la découverte de mondes écartelés entre la terre et le ciel mais aussi ce vertige qui nous saisit, né de la lumière ruisselant jusqu’aux gouffres obscurs en une spirale  infernale qui conduit de la légèreté à la puissance des ténèbres, du langage à l’indicible.

L’oeuvre suivante est la sonate pour piano-forte et cor op 17 de Beethoven qui aurait été composée en moins de deux jours, à l’occasion d’un concert donné en l’honneur du corniste Punto le 18 avril 1800. Beethoven en a également fait une transcription pour flûte, violon, alto (ou violoncelle) et piano. Elle comprend : 1- Allegro moderato ; 2- Poco adagio quasi andante ; 3- Rondo-Finale (allegro moderato). Créée le 18 avril 1800 au Hofburgtheater à Vienne par Punto  au cor et Beethoven au piano, elle renaît dans toute sa fraîcheur, portée par l’élan, la vitalité, le souffle d’André Monteiro *dès le premier mouvement de la sonate. Magnifique jeu en écho du cor et du piano…

Et tandis que les historiens débattent encore de l’éventuelle rencontre entre Schubert (1797-1828) et Beethoven (1770-1827), le concert de samedi propose en toute liberté une rencontre imaginaire réunissant les deux compositeurs au-delà du temps qui leur fut donné à vivre.
Soirée sous le digne du dialogue, donc, pour improbable qu’il soit, entre Schubert et Beethoven, dialogue, encore, entre les instruments, dialogue, enfin, entre deux artistes, d’aujourd’hui dont la générosité et l’intelligence musicale touchent au plus profond de chacun d’entre nous.

*André Monteiro est né au Portugal.  Titulaire de deux masters de cor (Fribourg et Bâle), on a pu l’entendre  à l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, l’Orquestra XXI, l’Orquestra do Algarve, l’Orchestre du Staatstheater de Darmstadt avec le soliste Stephan Door et dans de nombreux autres ensembles. La rencontre à Bâle de Thomas Müller et du cor naturel à la Schola Cantorum Basiliensis ont été une révélation pour lui. Depuis, il se consacre pleinement au répertoire et à l’histoire de la musique ancienne sur instruments d’époque. Il a ainsi joué comme soliste avec l’orchestre de la Schola Cantorum Basiliensis sous la baguette de Sigiswald Kuijken. Il a aussi collaboré, entre autres, à l’ensemble I Barocchisti sous la direction de Diego Fasolis, avec la soliste Cecilia Bartoli.

 

 

Graham Sage : « Les tribulations de J. Alfred Prufrock au pays des moas géants »

Célébrant le centenaire du très célèbre poème « La chanson d’amour de J. Alfred Prufrock » (1915), de l’écrivain anglais d’origine américaine, prix Nobel en 1948, T.S.Eliot, voici un livre pas comme les autres  de Graham Sage, publié aux Editions de l’Harmattan.

« Les tribulations de J. Alfred Prufrock  au pays des moas géants »

couv1 Prufrock

est en effet un ouvrage difficilement classable dans les catégories habituelles. Roman, certes, où le picaresque l’emporte, mais aussi puzzle littéraire qui offre au lecteur tout loisir de reconnaître les emprunts au poème initial de T.S. Eliot,

Thomas_Stearns_Eliot_by_Lady_Ottoline_Morrell_(1934)

photo de T.S. Eliot empruntée à Wikipedia

placé dans sa version originale avec sa traduction en vis-à-vis, à la fin de l’ouvrage. Les interrogations métaphysiques du poète voisinent ainsi avec les aventures burlesques du héros d’Eliot, ressuscité par la prose de Graham Sage.

Dans le poème, Prufrock est un homme en désarroi, inquiet de voir les méfaits de l’âge sur son corps, ses jambes amaigries, son crâne dégarni. Sera-t-il encore capable de soutenir les brillantes conversations des femmes sur la culture environnante? Pourra-t-il s’adapter à ce monde  qui change sans être la risée des uns et des autres? Résistera-t-il au chant des sirènes qui le tourmentent et l’emporteront  sans nul doute « au fond des gouffres amers »? Or, ce poème, pratiquement inconnu en France, fut reconnu dans le monde littéraire anglo-saxon, en son temps, comme un véritable séisme. Liberté de ton, vagabondage de la pensée, coqs à l’âne, vers libres, assonances, réminiscences d’autres oeuvres,  intertextualité, la rupture est totale avec les codes littéraires immuables. L’écriture, désormais, ne devait jamais plus s’écrire comme avant.

Graham Sage, de son côté, bouscule le culte du poète sacralisé en lui empruntant son personnage transposé de nos jours. Anglais coincé et pétri d’habitudes, rétif aux nouveaux moyens de communication, ce Prufrock contemporain doit quitter son Londres résidentiel pour assister au mariage de sa fille, Alice, au pays des moas géants (oiseaux décimés de longue date), c’est à dire, la Nouvelle Zélande.

moas

image empruntée à Wikipedia

Du voyage en avion à l’atmosphère décontractée des antipodes, J. Alfred va de surprises en surprises, jusqu’à devoir se déguiser en moa géant au mariage d’Alice, afin de lui complaire…

Ce petit roman, si plein de références littéraires, d’inventions drôlatiques et de fines perceptions culturelles, si libre dans sa forme qui emprunte parfois celle du réalisme magique et le ton du conte philosophique, m’a tant agréablement surprise, que j’ai eu l’envie de le traduire pour que les amis français ne lisant pas la langue de Shakespeare dans le texte, puisse partager le plaisir de le découvrir, et, au-delà, peut-être également rencontrer T.S. Eliot. Ouvrant la nouvelle collection de l’Harmattan « Lettres anglo-saxonnes, » l’ouvrage est disponible dès à présent en librairie. Traduction de l’ouvrage et du poème de TS Eliot : Chantal Serrière.

Graham Sage, né en 1948 en Angleterre, a étudié la littérature à l’université de Strasbourg et à Oxford. Il est résident permanent à Singapour où il habite depuis 1974. Grand voyageur, il partage son temps entre l’Asie du Sud-Est, Strasbourg, l’Angleterre et la Chine. L’écriture est sa passion de toujours.

l’Image de la couverture est adaptée par SLip: 

www.iamslip.com

L’enfance jurassienne de Françoise Payot dans « Le scarabée vert » publié chez l’Harmattan.

Ouvrir les premières pages du « Scarabée vert » de Françoise Payot, c’est entrer dans un autre monde, un univers magique et énigmatique, un livre hors du commun par la beauté de l’écriture et la profondeur des thèmes abordés. C’est aussi passer à travers le miroir des apparences et du temps, emprunter le chemin menant à la frontière du réel et de l’imaginaire. Frontière poreuse, évanescente, où parfois les deux univers ne se fondent plus qu’en en un seul.

scarabée vert

Qui est cette petite fille qui vient de naître dans l’hiver glacé du Jura?  « C’est le givre, se dit-elle. C’est là que tout a commencé, avec le givre. Tout est de la faute du givre… Le froid, c’est un loup garou, un terroriste… le lit est chaud, mais le sein est froid » .

Voilà! Le décor est planté. Neige, givre, blizzard, au pays de Clavel…ravissement des adultes devant l’enfant dans son berceau! Pour  un peu, on en  frémirait comme dans Rosemary’s baby! Qui est l’enfant nouveau-né? Acceptera-t-il de vivre ou préfère-t-il repartir dans cet ailleurs d’où il vient?

A bien regarder, « Le Scarabée vert » est seulement l’histoire d’un scarabée écrasé. La belle affaire! Sauf que le monde ne sera plus jamais comme avant après l’événement provoqué par une gamine sur son petit vélo, expérimenté sans roulettes. C’est tout l’art de Françoise Payot que de savoir tirer des moments dits anodins les conséquences les plus inattendues. Effet papillon, peut-être, promenade entre conscience et inconscient en tous cas. Jeux d’enfants pour adultes de toute façon inconscients de leurs actes, de leurs paroles, de leurs absences glaçantes ou de leurs présences chargées d’effroi.

Comme la petite fille de ce livre singulier, n’avons-nous pas tous un jour senti peser sur nos épaules d’enfant, le poids de la faute originelle, celle immense qui fait s’effondrer l’univers lorsqu’on a dérogé à son équilibre? Tant de peccadilles monstrueuses, de rubans volés, de vases brisés, d‘oranges dérobées! Ainsi, comment se reconstruire  après avoir sous les roues d’un vélo de bambin, écrasé un insecte mythique venu du fond des âges, de l’Egypte antique, à sa presque disparition d’aujourd’hui sur fond d’agriculture décimante?

Cétoine_dorée_vol

magrittede la compréhension des relations si énigmatiques du couple parental, croquis des uns et des autres. Lucidité de l’enfance . Mais Françoise Payot prend son temps, passant, tel Pagnol, de l’anecdote personnelle à l’universalité de nos cheminements.  Sous la poésie de son style d’un lyrisme retenu, voici le regard ébloui et sans concessions de ses/ nos premières années au monde et de notre adolescence. Un regard, notre regard s’ouvrant sur tous les rêves, tous les possibles menant à notre renaissance consentie.

…….

Françoise Payot est psychothérapeute dans un petit village du Jura  du Pays des Lacs. Artiste depuis l’enfance, elle est passionnée de musique, de peinture et d’écriture.
Le Scarabée vert » est son premier roman.

 

Le Scarabée vert,
Une enfance jurassienne
de Françoise Payot
Editions L’Harmattan
160P. 17 euros.

 

 

 

 

 

 

 

« Chapitre fatal à la cathédrale »: Jacques Fortier revient avec une nouvelle enquête

« Meurtre à la cathédrale« ! Si le titre n’avait été pris en son temps (1935) par l’éminent T.S. Eliot dans sa pièce de théâtre consacrée au meurtre de Thomas Becket, l’archevêque de Cantorbery en 1170, Jacques Fortier aurait tout-à-fait pu intituler ainsi son nouvel ouvrage.
Car, aujourd’hui, le meurtre relaté par Jacques Fortier  dans « Chapitre fatal à la cathédrale » a lieu en 1994, au pied du célèbre Pilier des anges de la non moins célèbre cathédrale de Strasbourg.

Pilier_des_anges

Neuf chanoines s’apprêtent à célébrer la messe du matin, lorsqu’on s’aperçoit qu’il en manque un, hélas retrouvé assassiné!
L’église fait alors appel discrètement à Jules Meyer, le détective bien connu des afficionados de Quinze jours en rouge, Dessine-moi un loup, Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg, tous ouvrage parus dans la collection « Les enquêtes rhénanes », chez Verger Editeur« .
L’intrigue complexe relie les événements du lointain passé de la cathédrale en 1419 à ceux d’un passé récent. Quel mystère caché sous les pierres de l’édifice, appartient aux deux époques?  Comme dans  Le Nom de la rose qui se présentait à la fois « comme un mystère médiéval, pastiche du genre policier », la rencontre des interrogations  de la fin du Moyen âge  rejoint celle des bâtisseurs de tous les temps. Et comme chez Umberto Eco, qui avait calqué sur le Zadig de Voltaire les savantes déductions de son enquêteur à partir de quelques traces sur le sol, l’arrivée de Jules Meyer et ses fines intuitions sont réellement dignes d’un Sherlock Holmes. 

chapitre

Comme toujours, l’ouvrage de Fortier est très documenté. Sous l’humour, court la trame historique. Les amoureux de la cathédrale se régaleront de découvrir nombre de secrets sur sa construction et les promeneurs de la ville se délecteront d’arpenter les rues rebaptisées selon le nom qui leur était donné au XV° siècle. Déambulation à travers l’espace et le temps.
Et puis, traversant les siècles également, il faut découvrir le charme d’un stammtish, « ce repas des habitués et- par extension- la rencontre régulière d’amis dans les débits de vin ou de bière, d’Alsace ».

stammtish

Ils sont quatre amis justement à se retrouver par-delà le temps pour commenter les événements de la cité: « Antoine était écrivain public, et troussait de belles lettres en latin pour les juristes, en alsacien pour les amours, en strasbourgeois pour les affaires. Denys était marchand de biens, Dominique, marchand de grains. » Il me semble bien les reconnaître, ces trois là, auxquels s’est joint Jean, le héros de ce récit. Il me semble bien que leur présence est réelle à la Table de certaines auberges d’aujourd’hui…Il me semble encore les avoir croisés ici et là, de temps à autres…Mais peut-être n’est-ce qu’illusion, simple réminiscence d’un passé que l’auteur nous révèle à chacun de ses ouvrages. Allez savoir!

Pendant de temps, la cathédrale, vieille dame très digne, fête ses mille printemps. Belle idée de faire sortir l’ouvrage en ces temps de célébrations!

Chapitre fatal à la cathédrale
Jacques Fortier
Verger Editeur
240p. 10 euros

 

tableau du stammtish emprunté à ce blog.